Le 5 avril à Bordeaux :
Le psychanalyste est-il sortable ?


Soirée librairie :
Philippe Julien
le mercredi 14 mai
La psychanalyse et le religieux



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le n°16 est paru



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à Lyon : G. Hubé,
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G. Roquefort à Royan :
lecture des Formations de l'inconscient

en lien avec l'Ecole :
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Journal des cartels n°19 (août 2007)



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5 février 2006 :
Déclaration de l'Ecole
adressée au Ministère de la santé

en ligne : l'appel
du Manifeste pour la psychanalyse
et des documents sur les décrets





 



Déclaration du 5 février 2006


Déclaration de la lettre lacanienne, une école de la psychanalyse

adressée à Bernard Basset au Ministère de la santé :

 

Les récents textes législatifs ne semblent pas concerner l’exercice de la psychanalyse. Ils la situent pourtant sous la variante de psychothérapie analytique, dans le cadre général des psychothérapies où elle ne saurait se reconnaître.
La lettre lacanienne, une école de la psychanalyse entend préciser sa précédente déclaration du 15 mai 2004.

La demande de cure n’est pas univoque. Freud avait déjà attiré l’attention sur le fait que la demande de guérison recouvrait le plus souvent une volonté inconsciente de ne rien changer. C’est pourquoi l’analyste orientera le patient plutôt vers une recherche de son Inconscient, que vers ce dont il se plaint. Pierre angulaire de sa pratique, la « technique de l’association libre » va dans ce sens. Celle-ci vient en contradiction de tout but fixé a priori : guérison ou formation.

La psychanalyse doit pouvoir se déployer dans le temps, une durée pré-établie aurait pour effet d’entamer sa dynamique.
La finalité d’une analyse excède ses effets thérapeutiques. Elle est d’abord une question au plus intime de chacun. Mais ce n’est que par cette voie qu’elle peut atteindre quelques généralités quant à l’humain. En retour, la psychanalyse ne saurait être appréhendée sous la seule tutelle de la santé publique, alors que son expérience et sa théorie peuvent féconder des champs aussi divers que la médecine, l’éducation, le social et même le politique.

L’analyse constitue une expérience profonde, qui peut-être amènera le patient à être analyste à son tour. La décision de se proposer comme analyste pour d’autres ne peut s’imposer qu’en fin d’une très longue cure, souvent reprise.

La formation de l’analyste doit pouvoir le conduire à occuper cette place que lui désigne son patient. Une professionnalisation initiale ne peut y constituer un pré-requis, pas plus qu’un titre universitaire.

Le psychanalyste ne pourra pourtant être ignorant de psychopathologie. Mais il devra articuler ce qu’il y aura appris à une culture plus générale, scientifique, culturelle, artistique, sans que la liste n’en soit ni obligatoire ni fermée.

L’association garantit une formation complémentaire grâce aux séminaires, cartels, présentations cliniques, ainsi que le dispositif de la passe et le contrôle.

C’est ce travail intensif qui fait école, en ce que l’effet n’en cessera plus pour le praticien. Celui-ci sera alors amené à son tour à récuser toute prescription d’un but ou d’une guérison, qui entrerait en contradiction avec les exigences de l’analyse.

L’association La lettre lacanienne, une école de la psychanalyse, en cohérence avec ses options fondamentales, et en accord avec « le Manifeste pour la psychanalyse », ne peut pas assurer une formation de psychothérapeute si elle s’applique à poursuivre la transmission de la psychanalyse.

déclaration publiée dans Libération le 16 février 2006.

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déclaration du 15 mai 2004 :

A propos de l’implication de la psychanalyse
dans la réglementation des psychothérapies

Depuis plusieurs mois, le législateur tente de réglementer la pratique ou le titre des psychothérapeutes afin, semble-t-il, de protéger les usagers d’éventuelles mauvaises rencontres. Ces projets impliquent la psychanalyse et la transformeraient profondément s’ils devaient aboutir.
La lettre lacanienne, une école de la psychanalyse se trouve concernée et récuse ces tentatives de contrôle ; il ne s’agit cependant pas de sauvegarder quelque prétendue extraterritorialité, mais de maintenir les fondements d’expérience et de doctrine avec lesquels elle peut répondre à la souffrance « du sujet qui perd son sens dans les objectivations du discours » (Lacan).
Il convient de resituer ces propositions législatives dans leur contexte, au regard de l’objection que la psychanalyse constitue en tant que telle.

Les évolutions et bouleversements de société peuvent se repérer comme l’aboutissement et la conséquence du discours nommé capitaliste, nouvelle version du discours du maître, qui affecte la communauté humaine dans son ensemble en modifiant l’organisation des liens sociaux et des structures de pensée.
Les liens sociaux sont davantage appelés à se constituer en fonction d’une prévalence accordée au social administré par l’Etat, régissant les biens privés et publics, qu’en vertu de la loi ordonnant les structures de filiation et de transmission. D’un côté, la marchandisation et son comptage, de l’autre, la procédure et la judiciarisation, se substituent à l’acte et à la responsabilité individuelle. Historiquement, on peut repérer que, par leur effraction dans la civilisation, les camps de concentration ont été précurseurs des effets ségrégationnistes de cette technicisation experte d’une gestion où les sujets sont réduits à la simple condition d’êtres vivants et périssables.

La psychanalyse se définit depuis Freud comme science des effets de l’acte et de sa subjectivité, déterminés par les lois de l’inconscient. En mettant en acte sa lecture du symptôme qui implique un sujet partie prenante du savoir dont il pâtit, la psychanalyse lui donne d’abord une fonction dans la recherche de la vérité du savoir inconscient dont il témoigne. L’acte psychanalytique se fonde par la reconnaissance et l’analyse du transfert, y compris dans ses effets thérapeutiques ; ni la finalité, ni les fins de la cure ne peuvent être prescrites, elles tiennent au mouvement même du sujet en sa demande et sa résolution.
Dès lors, la pratique de la psychanalyse relève d’une formation qui ne peut être professionnelle, elle est du ressort de ce qui engage un sujet dans une cure psychanalytique dont l’expérience et son issue peuvent seules éclairer l’acte psychanalytique en retour. Conséquente à l’expérience de la cure, l’élaboration du savoir qui s’y découvre est une formation qui donne lieu à des enjeux individuels et collectifs autour desquels se constituent des associations et des écoles

Déclarée sur ces enjeux, la lettre lacanienne, une école de la psychanalyse, affirme le principe de la psychanalyse profane au sens de Freud et de Lacan, de sorte que l’acte analytique se décale de toute autre forme de discours organisant un savoir, et excède toute raison sociale. Ecole, elle lie l’expérience intime de la psychanalyse à son au-delà social et politique ; école encore, elle est partie prenante d’une expérience originale, la passe, qui tout à la fois concerne la formation et l’est en elle-même ; elle vise non pas une compétence mais l’éclaircissement des effets d’une psychanalyse sur un sujet, tels qu’il pourra soutenir pour un autre l’établissement et la finitude du transfert dans son lien avec le désir de l’analyste ; école enfin, elle est lieu de formation par une participation décidée à la recherche.

Les successives réglementations envisagées interpellent notre école comme chacune. Voudrait-on y souscrire que l’orientation définie dans les rapports Clery-Melin, Inserm, l’Hôpital 2007, les lois Perben… empêche de croire que la psychanalyse pourra y trouver place légitime et l’acte analytique sa possibilité.

L’amendement Dubernard, dernier en date, inscrit dans sa visée législative les psychanalystes au même titre que les médecins et les psychologues de formation universitaire, réduisant l’acte psychanalytique à une pratique sociale observable et contrôlable, évaluable et évaluante.

La lettre lacanienne réfute toutes ces tentatives où il n’est question que de légitimer en tant que psychothérapeutes « des psychanalystes régulièrement enregistrés dans les annuaires de leurs associations ». Leurs textes qui organisent un ordre professionnel avec sa hiérarchie n’indiquent rien de l’acte analytique et tendent plutôt, en le rabattant sur une procédure sociale, à faire participer la psychanalyse à la réduction du sujet aux seuls énoncés répondant aux exigences sociales.

Pour toutes ces raisons, la lettre lacanienne, une école de la psychanalyse, ne peut d’aucune façon souscrire à cet amendement ou à tout autre amendement visant à réglementer aussi bien la pratique de la psychanalyse que les associations de psychanalyse. Elle n’établit aucune liste de psychanalystes et refuse de participer à toute formation qualifiante de psychothérapeutes.

Paris, le 15 mai 2004

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Programme du colloque "philosopher aujourd'hui"

Organisateur: Guy Félix Duportail, équipe execo (philosophies contemporaines).

Vendredi 23, samedi 24 mars 2007, à la Sorbonne

Il s'agira d'une rencontre sur le thème de l'activité du philosophe à travers les principaux courants de la philosophie contemporaine: phénoménologie, philosophie analytique, déconstruction.
Que font les philosophes lorsqu'ils écrivent? Partagent-ils encore l'idéal d'une méthode commune? Quel statut donnent-ils à leur discours? Comment appréhendent-ils leur activité? C'est pour répondre à ces questions que plusieurs enseignants - chercheurs ont accepté de participer à ce colloque, dans un esprit d'ouverture et de dialogue afin que les philosophies, et pas seulement les philosophes, se rencontrent.

VENDREDI 23 MARS, Amphithéatre Descartes

9h 15 : présentation par Guy Félix Duportail

9h 30- 10 h 15
Jacob Rogozinski, Université de Strasbourg
La chair de la vérité

Discussion

10h 30- 11 h 15
Guy Félix Duportail, Université de Paris 1
Le moment topologique de la phénoménologie française : Merleau-Ponty et Derrida.

Discussion

11 h 30 - 12 h 15
Bernhard Waldenfels, Université de Bochum (Allemagne)
Description indirecte.

Discussion.
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Après midi

14 h 30 -15 h 15
Michel Meyer, Université de Bruxelles
La problématologie comme philosophie nouvelle

Discussion.

15 h 30 - 16 h 15
Isabelle-Thomas Fogiel, Université de Paris 1
Phénoménologie française et speech act.

Discussion et pause.

17 h - 17 h 45
Jocelyn Benoist, Université de Paris 1 et Archives Husserl
La phénoménologie d'Austin.

Discussion.

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Samedi 24 mars, Amphithéatre Turgot.

9 h 30 -10 h 15
Anne-Gabrielle Wersinger, Université de Reims
Analyse philologique, lecture philosophique: comment aborder les textes de l'antiquité.

Discussion

10 h 30- 11 h 15
Christiane Chauviré, Université de Paris 1.
L'idée de philosophie descriptive: Peirce, Dewey, Wittgenstein.

Discussion

11 h 30 - 12 h 15
Charles Travis, King's College, London.
The necessity of Philosophy

Discussion

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Après midi

14 h 30 - 15h 15
Sandra laugier, Université d'Amiens.
Description ou analyse? Quelques enjeux contemporains de la réflexion éthique.

Discussion

15 h 30 - 16 h 15
Antonia Soulez, Université de Paris 8.
Philosopher: une activité entre clinique et pratique.

Discussion et pause.

17 h - 17 h 45
Laszlo Tengelyi, Université de Wuppertal (Allemagne).
Le nombre comme catégorie chez Husserl.

Discussion.

 

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