ARCHIVES 2007
Enseignement et recherches à l’initiative de l’Ecole
- SEMINAIRE « ENSEIGNEMENT ET TRANSMISSION DE LA PSYCHANALYSE »
L'enseignement des connaissances et du savoir de la psychanalyse participe à sa transmission, mais peut aussi ouvrir à une dérive médicale ou psychologique.
C'est au temps actuel des enjeux de cette transmission, une préoccupation de notre école à laquelle nous donnons une place particulière : au-delà de l'apport de chacun, l'enseignement de la lettre lacanienne, une école de la psychanalyse veut concourir à la formation du psychanalyste. C'est à l'aune des conséquences que l'on en tire que l’enseignement de la psychanalyse existe. Il peut faire école alors même qu'elle ne s'enseigne qu'avec « du psychanalyste », fait d'inconscient.
Le CA attentif aux effets d'école qui peuvent se produire dans la surprise veut aussi en susciter les diverses possibilités complémentaires aux dispositifs établis.
Dans cette perspective, nous ouvrons un espace pour un enseignement de l'école qui s'adresse à ses membres et au public au-delà. Chacun de ses membres, en se risquant à la transmission, participe à son à-venir.
Les séminaires autour des élémentaires de Freud et de Lacan y trouvent leur place.
Et nous reprenons l'expérience d'un séminaire à plusieurs, précisément pour interroger les conditions de cette transmission par l'enseignement, avec les textes de Freud et de Lacan et des apports plus récents. C'est par un contact avec Jean Fortunato que ceux qui veulent s'y avancer trouveront leur place.
Il se tiendra à Paris un vendredi par mois et une demi journée trimestrielle y sera consacré en province.
séminaire ouvert.
Séminaire sur l'enseignement de la psychanalyse :
Programme de la journée de travail à Marseille le samedi 19 mai :
journée sur l'enseignement et la transmission de la psychanalyse
à l'initiative du CA de la lettre lacanienne, une école de la psychanalyse.
lieu : librairie Jeanne Laffitte
25 cours Honoré d'Estienne d'Orves
13001 Marseille
métro : Vieux-Port
accueil à partir de 10 h
10 H 30 / 12 h : intervention de Guy Lèrés :
" Pour incomprendre "
Dans " le savoir du psychanalyste ", Lacan préfère au terme de résistance
hérité de Freud un autre qui s'inscrit dans le champ du savoir. Ce déplacement
éclaire d'une incidence neuve la transmission à attendre du psychanalyste
qui ne saurait regretter d'être pris pour ce qu'il ne croit pas être.
12 h / 14 h : pause-déjeuner libre.
14 h / 15 h 30 : intervention de Renate Sachse :
" Atelier de traduction et lecture croisée de la correspondance FREUD-FLIESS 1887-1904 "
L' idée de ce séminaire est née au cours du travail dans les séminaires " les élémentaires " sur Freud et Lacan, en 2004 et 2005. J'aimerais contribuer, du fait que je suis allemande, à ouvrir une discussion en groupe, en restant trés proche de l'usage des mots en allemand.
Celà représente un aller-retour entre les deux versions, un regard sur le style de Freud et les difficultés que pose la traduction en français. La publication de l'édition complète des lettres de Freud à Fliess en français nous donne la possibilté de continuer le travail
de traduction par une lecture crtique et croisée d'autres lettres choisies.
15 h 30 / 17 h : intervention d' Erik Porge :
" Du recouvrement "
Pour des lacaniens, une lecture de freud doit se départir de la tentation du
freudo-lacanisme (qui a plusieurs formes) ainsi que celle d'une référence
à une soi-disant auto-analyse de Freud, autant d'avatars d'une psychologisation
fatale à la psychanalyse. A cette fin, il est bon de faire sauter cettains verrous,
tel celui de la notion englobante d'appareil psychique.
Alors la lecture de Freud s'avère une inépuisable source d'enseignement.
Je prendrai pour objet l'article " Über Deckerinnerungen " (1899) pour lequel
je propose la traduction de " souvenir de recouvrement ", et j'entrerai
dans les débats qu'il soulève à propos des relations entre souvenirs,
fantasme et rêve (par rapport à celui de la " Monographie botanique "
dans L'interprtation des rêves).
17 h / 18 h : large débat des membres de la lettre lacanienne autour des
questions d'enseignement et de transmission de la psychanalyse.
Cette journée de travail est publique.
19 h : Apéritif suivi d'un dîner à la terrasse du restaurant de la librairie.
- le 22 sept. : Lyon
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- ATELIER DES ELEMENTAIRES DE FREUD : « lire Freud »
atelier d’Erik Porge.
Poursuite de la lecture de Psychopathologie de la vie quotidienne avec le chapitre IV, « Souvenirs d’enfance et souvenirs écrans » et les textes auxquels il se relie : « Sur les souvenirs écrans »(1899),
« Nouvelles remarques sur les psychonévroses de défense » (1896), « le rêve de la monographie botanique » …
Nous tenterons de resituer les textes dans leur mouvement d’invention de la psychanalyse en portant une attention particulière à la méthode de recherche et d’exposition de Freud, ses étonnements, sa démarche de systématisation et d’ouverture aux questions, ainsi qu’aux problèmes de traduction.
à l’ I.P.T., 21h, les 11 janvier, 8 février, 8 mars, 10 mai, 14 juin 2007.
séminaire ouvert.
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- ATELIER DES ELEMENTAIRES DE LACAN : « à partir du savoir du psychanalyste »
atelier de Guy Lérès.
Les deux premières années des « Elémentaires » nous avons usé du graphe de « Subversion du sujet… » pour explorer les différentes places et les moments qui l’organisent.
Le fil directeur pour les deux prochaines années sera le texte inédit d’un enseignement de Jacques Lacan à Ste Anne en 1971/1972. Ce texte nous permettra de rencontrer nombre d’ « élémentaires » car Lacan y a revisité, pour des psychiatres, une part importante de son enseignement. Qu’il soit relativement court nous permettra sans doute de lire entièrement.
A l’ I.P.T., 21h, le quatrième jeudi de chaque mois, sauf le 22 février. Première séance le 25 janvier.
Lors de la réunion du 22 /03/ 07 Nathalie Moshnyager a déplié pur nous l’article de Freud « une difficulté de la psychanalyse » sans manquer de rafraîchir notre mémoire.
Aucune notion rencontrée n’échappa à ses pertinentes définitions.Elle ne manqua pas d’insister sur la conception freudienne du « moi » dont la folie reste de se croire maître de cette instance.
Dans notre texte, cet article de Freud est cité par Lacan par rapport à la notion de résistance. Il y précisait quelques positions par rapport à Freud.
Pour caractériser la rupture épistémique de l’analyse à laquelle résiste la société.
Freud avance l’exemple de Copernic.
Lacan lui rétorque Galilée dont les petites lettres ont fait taire le ciel plus sûrement qu’un décentrement narcissique.
Tout comme lorsque Freud attend « révolution », Lacan lui préfère « renversement », terme qu’il reprend à Marx qui caractérisait de ce mouvement la relation de sa dialectique avec celle de Hegel.
Aussi Lacan, d’un mot explicite la résistance de l’incompréhension, proposant un gradiant de la plus value de la mathémathique qui encadrait le ratage de l’être.
L’incomprenant est situé au regard de son discours. La valeur qu’elle y prend fait symptôme, en ses failles mêmes. « Renversement » de l’analyse hegelienne tout en maintenant sa logique.
Notre lecture nous aura ainsi menés au mitan de la leçon de jouissance, de « lalangue ».
Poindront la castration et les prémices du discours capitaliste.
Ce sera le 26 avril en attendant le 24 mai où nous aborderons, à n’en pas douter des leçons du 03/02/72 que nous refermeront avant le « trou vacancier ».
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Enseignements et recherches à l’initiative de membres de l’Ecole :
| BASTIA |
L'association Bastiaise de psychiatrie et psychanalyse poursuit ses
activités cette année avec deux séminaires.
1/ Travail sur "les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse"
entamé l'année précédente mais, cette année, l’accent sera mis sur le concept de pulsion chez Freud et Lacan, avec les lectures croisées du séminaire XI de Lacan et de "Pulsions et destins de pulsions" de Freud.
Nous poursuivrons avec "La pulsion appui caché de la cure" dans ‘’L'amour à l'envers, essai sur le transfert" de Gérard Pommier.
Ce séminaire, animé par Henry BELLONE, psychiatre et psychanalyste,
membre de la lettre lacanienne, se tient deux fois par mois le mardi à
partir de 21 heures à l'Union Régionale des Médecins Libéraux 8, rue Miot à Bastia.
Projet de travail pour le troisième trimestre 2007 et l'année 2008:
clinique et thérapeutique psychanalytique des psychoses.
2/ Cabinet de lecture : les textes de Freud sur l'hystérie depuis les études sur l'hystérie au cas Dora."La meilleure façon de comprendre la psychanalyse est encore de s'attacher à sa genèse et à son développement" - Freud 1923- Psychanalyse et théorie de la libido.
C'est ce que nous nous proposons de faire, en choisissant d'inaugurer ce
cabinet de lecture par l'étude des articles sur l'hystérie de Freud
entre 1895 et 1905.
La psychanalyse est née d'une rencontre un jour d'octobre 1885, à La
Salpetrière, dans le service du professeur Charcot, entre Freud et le
réel clinique incarné dans le corps de l"hystérique. C'est au contact de
ses patients, à l'écoute de leur parole, dans un mouvement dialectique
entre la clinique et la théorie que Freud va progressivement donner
corps à sa découverte, élaborer une méthode d'investigation des
processus inconscients, une thérapeutique fondée sur cette méthode
d'investigation et un ensemble de théories.
Le cabinet de lecture est coordonné par Marie - Josèphe BERGHMAN-
BONACORSI, psychanalyste, membre de la lettre lacanienne et animé tour à tour par un lecteur volontaire. Il se réunit un mardi par mois au cabinet de M.J. Berghman-Bonacorsi à Bastia, 5 rue du marché.
Contacts : H. BELLONE : 06 16 54 42 17
M. J. BERGHMAN-BONACORSI: 06 13 43 79 81
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| BORDEAUX |
- Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse
Exercice de lecture
Dans l'élan de " L'angoisse ", séminaire charnière de J. Lacan tant au niveau de son parcours institutionnel que de sa doctrine - l'invention de l'objet " a " -, nous aborderons la lecture des fondements de la psychanalyse, le livre XI du Séminaire d'où J. Lacan "s'autorise" pour poursuivre son enseignement et fonder l'EFP.
Ce travail a lieu en alternance avec celui proposé par Janick Prémon,
le mardi à 21 h, il a commencé le 7 novembre, au 20, rue Ferrère.
S'adresser à Cécile DROUET au 05 56 79 01 82.
- Joyce :
Joyce, l'écrivain James Joyce était-il fou ? C'est-à-dire par quoi ses écrits lui ont-ils été inspirés ? " Joyce le symptôme, comme on dit Jésus la caille" où s'entend la valeur de la nomination. Ce sont des questions qui sont abordées par Lacan dans le séminaire XXIII, ‘’ Le Sinthome’’ ( mais aussi la jouissance du Réel, la nécessité de la conception d'un nouvel imaginaire, l'écriture du ( non ) rapport sexuel… )où il s'efforce d'approcher un réel par l'écriture du noeud borroméen.
C'est à la lecture de ce séminaire que je convie quiconque le souhaite
Prendre contact avec J PREMON ,
tél : 05 56 99 10 01
- La pulsion :
Séminaire proposé par des membres de l'APJL, de Divan d'Ouest
et de la lettre lacanienne
à partir du texte de Freud : " Triebe und triebschicksale de la pulsion "
Les samedis 13 janvier, 3 février, 17 mars, 28 avril, et 9 juin 2007 à 9 h dans les locaux de l' Alliance Française, rue Abée de l' Epée à Bordeaux.
Renseignements auprès de Jean-Louis MEURANT
tél : 06 81 63 23 21 jean-louis.meurant@wanadoo.fr
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| LYON |
- Freud : les élémentaires.
"Les élémentaires" –c'est-à-dire les bases, les premiers éléments, voire les fondamentaux- est le nom que nous donnons à cet enseignement d'une école de la psychanalyse, pour une première approche de l’œuvre freudienne.
Il s'agit de découvrir ou redécouvrir des textes de Freud.
Nous tenterons d’enrouler dans la progression de l’œuvre de Freud récits cliniques et moments théoriques.
Différents textes ont été choisis, de la première topique :
- Un cas de guérison hypnotique (1892-1893) in « Résultats, idées, problèmes » Tome I.
- Sur la préhistoire de la technique analytique (1920) in « Résultats, idées, problèmes » Tome I.
- Communication d'un cas de paranoïa contredisant la théorie psychanalytique" (1915) in « Névrose, psychose et perversion ».
- La lettre 52 (1896) in « Naissance de la psychanalyse » - lettre 112 dans l'édition complète de la correspondance de Freud à Fliess, parue récemment - (deux séances).
- Le refoulement ( 1915) in « Métapsychologie » (deux séances).
- «Sur le mécanisme psychique de l’oubli » (1898) in « Résultats, idées, problèmes » Tome I.
Freud chercheur, Freud clinicien, notre lecture voudrait faire apparaître que théorie et pratique psychanalytiques ne procèdent pas d'une quelconque disjonction, mais sont intrinsèquement liées, nouées.
Les séances seront animées par
Nicole Bernard, Bernard Cathelin , Gilbert Hubé.
à raison d'une rencontre mensuelle de janvier à juin 2007 :
31 janvier, 7 mars, 28 mars, 25 avril, 23 mai, 20 juin à 20h45.
Les 7 et 28 mars : la lettre 52, par Bernard Cathelin.
Pour participer, prendre contact avec : Gilbert HUBE 04.72.73.18.52
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- Atelier de topologie :
" Topologie de Jacques Lacan / topologie(s) lacanienne(s) ".
Tout en gardant le fil du questionnement des passages du tétraèdre au nœud borroméen, nous nous attacherons plus particulièrement à interroger un certain nombre de travaux, produits dans ce champ d’investigation.
Les dates : le premier mercredi du mois
Contact et informations : Bernard CATHELIN - 04.78.29.88.38.
- Le cabinet de lecture :
Le cabinet de lecture organise autour de livres des rencontres avec leurs auteurs, à partir de lectures croisées.
Nous recevrons cette année :
Solal RABINOVITCH pour son livre « La folie du transfert » (Erès- scripta) le 10 mars 2007 à 14h 30,
et
Guy LE GAUFEY autour de son livre « Le pastout de Lacan, consistance logique, conséquences cliniques» (EPEL) le 21 avril à 14h 30, à
l’Agora Tête d’Or, 93, rue Tête d’Or- 69006- Lyon.
Contact : Nicole BERNARD : 04.78.37.34.69.
- Le travail en cartel, les cartels à Lyon :
Lors de la fondation de son école, Lacan a instauré différents dispositifs dont le cartel.
Celui-ci a pour fonction de mettre au travail dans une école, les questions de chacun concernant la psychanalyse. Les règles de Lacan sont précises. Elles permettent là, une élaboration, une production, détachées des effets de colle, inévitables dans un travail en groupe. Donc: quatre se choisissent et choisissent à leur tour un plus-un. Le plus-un a la charge de maintenir au travail les questions et d’en soutenir l’élaboration. Chaque cartel choisit son rythme et ses modalités de travail mais le temps de fonctionnement en est limité car la permutation fait partie du dispositif. Il est attendu du cartel un produit propre à chacun.
Les cartels prennent consistance dans le fait de leur déclaration dans une école celle ci pouvant être autre...autre école. Il n'est pas nécessaire à un cartellisant d'être membre de l'une ou l'autre de ces écoles. Seul le désir de chacun à la psychanalyse ne peut y faire défaut.
En créant le portant des cartels, la lettre lacanienne, une école de la psychanalyse souligne toute l’attention qu’elle porte au dispositif de J. Lacan.
Toute personne désirant proposer "sa" ou "ses" questions ou un travail de lecture a la possibilité de faire appel à partir des lieux de travail (l'atelier de topologie, Freud : les élémentaires, le cabinet de lecture…) et de s’adresser à Lucienne NESTEROVITCH qui accueille les demandes :
Nom :.....................................
Prénom :……………................
Tel :...................................
Email :..............................................
Adresse :.........................................................................................
……………………………………………………………………
Sujet à proposer :.......................................................................
………………………………………………………………………………….
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Date :……....
Signature :
Sujet à envoyer par courrier postal ou email à : L.Nesterovitch, 13, rue Pierre Corneille – 69006 ;
tél: 04 78 24 34 92 ;
l.nesterovitch@free.fr
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| MARSEILLE |
- LE DESIR DE L’ANALYSTE
« Le désir de l’analyste n’est pas un désir pur. Il est un désir d’obtenir la différence absolue, celle qui intervient quand, confronté au signifiant primordial, le sujet vient pour la première fois en position de s’y assujettir. Là seulement peut surgir la signification d’un amour sans limite, parce qu’il est hors des limites de la loi, où seulement il peut vivre. »
Ainsi Jacques Lacan conclut-il son séminaire sur « Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse », le 24 juin 1964.
Ce séminaire fait suite chronologique à celui sur l’angoisse dans lequel il aura élaboré l’objet a comme objet cause du désir.
Mais il ex-siste une coupure entre les deux séminaires qui laisse entendre une autre scène, une autre logique : celle des enjeux institutionnels pour la psychanalyse.
L’éviction de Lacan de l’association psychanalytique internationale (IPA) et sa radiation de la liste des didacticiens entraîne l’interruption du séminaire sur les noms du père annoncée dès sa première leçon. "Ce père qui seul sait à quel objet a le désir se réfère", nous dit-il en conclusion de son séminaire sur l’angoisse.
"Faire rentrer son désir dans ce a irréductible pour offrir une garantie réelle à la question du concept de l’angoisse" devient dès lors un enjeu à la fois clinique et politique ; une position éthique.
Lacan répondra à cette impasse par l’acte de fondation de son Ecole , le 21 juin 1964 ; "Aussi seul que j’ai toujours été dans mon lien à la cause psychanalytique, je fonde l’ Ecole freudienne de Paris", soit trois jours avant de conclure son séminaire sur "Les quatre concepts" et poser le désir de l’analyste comme point-pivot de l’acte.
Aussi lirons-nous ce séminaire à l’aune de la partie institutionnelle qui se joue en interrogeant avec Lacan en ces temps « par quel privilège le désir de Freud a pu trouver la porte de l’inconscient ? »
Ces lectures plurielles se tiendront à Marseille dans les locaux de l’APEAS, 46 rue de Village, 13001 Marseille, une fois par mois, les dates seront fixées à la rentrée en fonction des participants.
S’adresser à Jean Fortunato
Téléphone et Fax : 04 91 22 58 91
Portable : 06 14 20 67 92
E-mail : jean.fortunato@hotmail.fr
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| PARIS |
à Paris et sauf mention particulière, les séminaires, ateliers, rencontres… ont lieu à l’Institut protestant de théologie ( I.P.T.),
83, Boulevard Arago – 75014 Paris
(métro : Saint-Jacques ou Denfert-Rochereau)
Attention : les portes de l’ I.P.T. ferment à 21h15 précises et il est impossible d’accéder aux salles après cette heure.
L’accès aux séminaires est libre. Une participation aux frais de location des salles peut être demandée.
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- Présence du réel en médecine et en psychanalyse"
Séminaire de Jean-Pierre BASCLET.
Pierre BENOIT, trouvant " peu convaincante " la façon dont FREUD avait posé les
" rapports de la psychanalyse et de la médecine ", propose cet énoncé pour reprendre la question, à la lumière du transfert.
Dans la suite de l'aphorisme de LACAN: " l'inconscient est structuré comme un langage ", il avance également que " l'inconscient est un langage métabiologique".
Nous essaierons de voir en quoi cette proposition réinterroge " le mystérieux saut du psychique au somatique " ( FREUD ) ou encore les modalités selon lesquelles " les corps
( sont ) malades du signifiant " ( François PERRIER ) .
Nous essaierons également de cerner en quoi ce champ de préoccupations vient rencontrer la question de la structure et celle de la posture du psychanalyste dans la médecine et les lieux institutionnels de celle-ci.
I.
P.T. , le premier jeudi de chaque mois : 6 septembre, 4 octobre, 6 décembre.
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- Séminaire « littérature et psychanalyse »
de Maryvonne WASTABLE et Rodrigo TOSCANO.
L’année précédente nous avons présenté la vie du Marquis de Sade avec ses particularités et nous avons proposé des indications pour la lecture de son oeuvre. Les concepts de sadisme et de masochisme ont été abordés à partir de la première traduction française (1895) de la Psychopathia sexualis de Krafft-Ebing. Nous avons aussi parcouru les séances des séminaires de Lacan se référant à Sade, afin de suivre avec Lacan et Sade l’évolution de l’objet petit a dans l’œuvre lacanienne.
Pour la suite du séminaire nous nous intéresserons à lire parmi les ouvrages les plus représentatifs de la pensée de Sade les trois versions de Justine, le roman philosophique Aline et Valcour dans sa caractéristique de texte autobiographique, ainsi que quelques pièces de théâtre les plus significatives. Les différentes biographies sur Sade écrites par des médecins ou des hommes de lettres seront comparées.
La lecture des divers écrits de Lacan se référant à l’œuvre de Sade se continuera. Les textes de Lacan sur le masochisme seront lus en essayant de préciser le pas franchi par rapport à la conception du masochisme chez Freud.
Avec l’apport d’autres auteurs, nous interrogerons les conséquences pour notre modernité de l’événement de l’œuvre du Marquis de Sade, œuvre toujours relativement méconnue et qui conserve encore son caractère sulfureux.
Troisième jeudi de chaque mois à partir du mois d’octobre à l’I.P.T.
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- Atelier de traduction et lecture croisée
Continuation de l’atelier de traduction et lecture croisée de quelques lettres choisies de la correspondance FREUD-FLIESS, proposé par Renate SACHSE.
Prochaine séance le mercredi 3 octobre 2007, à 21 heures à l’Institut Protestant de Théologie (IPT), 83 boulevard Arago, Paris 14ème (métro Saint-Jacques ou Denfert-Rochereau)
Matériel : Sigmund FREUD, Briefe an Wilhelm Fliess,1887-1904, Ungekürzte
Ausgabe, herausgegeben von Jeffrey Moussaieff Masson, Deutsche Fassung von
Michael Schröter, S. Fischer Verlag Franfurt-Main 1986 (2. Aufl.1999).
SIGMUND FREUD, Lettres à Wilhelm Fliess 1897-1904, traduit de l'Allemand
Par Françoise Kahn et Robert François, PUF, première édition, octobre 2006.
L’idée de ce séminaire est née à partir du travail dans les séminaires « les élémentaires » sur Freud et Lacan, de 2004 et 2005. J’aimerais contribuer, du fait que je suis allemande, à ouvrir une discussion en groupe, en restant très proche de l’usage des termes allemands. Cela représente un aller-retour entre les deux versions, un regard sur le style de Freud et les difficultés que pose la traduction en français.
La publication de l’édition complète des lettres de Freud à Fliess en français nous permet de continuer le travail de traduction par une lecture critique et croisée.
Nous travaillerons sur quelques lettres choisies où Freud parle de son analyse ou autoanalyse.
La connaissance de la langue allemande est bienvenue pour notre travail. Mais ceux qui n’ont que quelques notions ou seulement l’intérêt peuvent aussi participer parce que nous sommes entre les deux langues et leur aller-retour.
Prochaines dates : 7 novembre, 15 décembre, (sauf janvier), 6 février,
5 mars, 2 avril, 7 mai et 4 juin.
mail: renate.sachse@wanadoo.fr Tél : 01 43 72 47 66.
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- L’enjeu de la passe
Séminaire proposé par Sophie AOUILLE, Pierre BRUNO et Erik PORGE
Sur plus d'une vingtaine d'associations de psychanalyse issues de l'ex-École freudienne de Paris, à peine une dizaine d'entre elles ont mis au principe de leur fonctionnement l'expérience de la passe ou du moins en ont retenu le principe comme un élément majeur de leur orientation.
Partant de ce constat, en lui-même à interroger, notre objectif sera dans un premier temps de dresser un état des lieux critique de cette expérience, débutée concrètement à l'École Freudienne de Paris en 1969. Il se trouve que nous avons chacun participé à cette expérience dans des lieux divers (École de la Cause freudienne, École lacanienne de psychanalyse, la lettre lacanienne, une école de la psychanalyse, École de psychanalyse Sigmund Freud, Association de psychanalyse Jacques Lacan) et nous pourrons donc en faire part. Nous inviterons aussi les collègues qui voudront bien faire de même, sans exclusive d'appartenance à une École ou association.
Il s'agira, à partir notamment des points de butée que ne manque pas de faire apparaître la mise en œuvre concrète de l'expérience, de questionner l'enjeu que constitue la passe pour l'intension et l'extension de la psychanalyse, enjeu sans cesse à élucider.
Ce séminaire aura lieu les mercredis 24 janvier, 7 février, 28 mars, 25 avril, 23 mai et 27 juin 2007, à 21heures, à l’Institut protestant de théologie, 83 bd Arago, 75014 Paris (24 janvier, 28 mars et 27 juin : salle 2 ; 7 février, 25 avril et 23 mai : amphi).
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- Trois conférences au Centre de recherche
en psychanalyse et écriture
de Philippe JULIEN :
- Le 9 janvier : le pari de Pascal dans le séminaire de Lacan L’objet de la psychanalyse
- Le 3 avril : le pari de Pascal dans le séminaire de Lacan D'un Autre à l'autre.
- Le 3 juillet : psychanalyse et religion.
à 21h, à la Maison de l’Amérique Latine, 217, Boulevard Saint - Germain, 75007 Paris
Philippe Julien, tél. : 01 55 43 92 73.
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- Le cours de topologie de Jean-Michel Vappereau :
Le cours de Topologie en extension reprend avec la lecture et l’étude du séminaire XXIII de Lacan : Le sinthome.
Nous recommençons la présentation de ce que nous avons déjà atteint entre Freud et Joyce,
de Œdipe et de Hamlet, à la suite de la lecture de l’écrit de J. Lacan "Joyce le symptôme" dans Autres écrits. Nous poursuivrons par un relevé et un développement des différentes questions traitées par Lacan et une mise en perspective à partir du début.
Les mardis 13, 20, et 27 février;
les 6, 13, 20 et 27 mars
à 20h30 à l'Ecole du champ de Mars,
87-89 avenue de la Bourdonnais, Paris 7ème
Entrée par le 89, porte blanche, à côté du 87.
Contribution à la location de la salle de 25 euros pour la période de février et mars
Le cours reprendra en juin pour quatre leçons.
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| ROYAN |
- Lectures de textes de Freud et de Lacan :
Séminaire IV : « La relation d'objet » Jacques Lacan
« Analyse d'une phobie chez un petit garçon de cinq ans » (le petit Hans), Sigmund Freud.
Les premiers vendredis de chaque mois à 20 heures (1er décembre 2006,
5 janvier 2007, 2 février, 2 mars, 6 avril, 4 mai, 1er juin)
Maison des associations, 61 bis, rue Paul Doumer, 17200 Royan.
Pour tous renseignements s'adresser à Geneviève ROQUEFORT
23, Boulevard de Cordouan, 17200 Royan.
tél : 05 46 39 39 03 ou 06 62 76 35 69
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| BRESIL- RIO DE JANEIRO, VITORIA, BRASILIA |
La naissance de la pensée
Séminaire : La naissance du sujet : étude psychanalytique dans le champ des arts, plus spécifiquement les XVI et XVII siècles.
Rendez-vous mensuel de l’Ecole Lacanienne de psychanalyse de Rio de Janeiro et de Vitoria.
Recherche :
a) la psychanalyse et le discours scientifique.
Comment inscrire le discours psychanalytique là où règnent les discours de la médecine, de la pharmacologie et le fonctionnement des machines auprès des bébés prématurés.
Unité de traitement intensif de l’hôpital universitaire Antonio Pedro – Rio de Janeiro.
b) la psychanalyse et l’adoption.
Recherche sur la fonction paternelle, la transmission du nom et la législation.
Secteur de l’enfant et de la jeunesse. Mairie de Rio de Janeiro.
Pour tout renseignement, contacter
Teresa PALAZZO NAZAR tél : 00 55 21 22 74 2614
fax : 00 55 21 25 12 9267
courriel : teresa@ism.com.br
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Présentation de malade
Le troisième jeudi de chaque mois, le matin, dans le service d’Asnières,
E.P.S. de Moisselles (95).
Prendre contact avec Erik Porge : 1, rue Mizon 75015 Paris
tél / fax : 01 43 22 14 44 ; erikporge@aol.com
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Des liens avec...
- LA CLEPSYDRE
Un lieu pour en parler…
Né en 1989, sous forme d’un groupe de recherche, La Clepsydre s’est fondée en 1992 sur la base d’une association régie par la loi 1901.
Localisée dans l’espace public de la Cité, inscrite dans le champ social, La Clepsydre, est un lieu d’accueil et d’écoute thérapeutique pour des personnes exclues ou en risque d’exclusion sociale.
Son projet est à la jonction de trois champs d’action et de compétences : le service public de la santé mentale, le champ social associatif, l’exercice privé de la psychanalyse, champs avec lesquels elle mène un travail en réseaux.
La Clepsydre est une structure alternative, intermédiaire et de relais aux lieux de soin et aux organismes à vocation sociale intervenant dans l’accompagnement des publics en précarité.
Elle s’en différencie en se dotant d’un dispositif pour une autre écoute prenant en compte l’articulation complexe entre détresse psychique et souffrance sociale.
Son positionnement lui permet de proposer des prises en charge sous la forme de consultations d’orientation psychanalytique. A cet égard, sans exclure la gratuité, un paiement minimal peut être requis des personnes venant consulter.
La Clepsydre reçoit en effet des personnes en précarité sociale et psychique, dont le symptôme, le plus souvent en résonance avec le malaise actuel dans la culture, suppose, conformément à notre orientation psychanalytique, d’être entendu du côté du sujet. L’association fonctionne sur la base de permanences du lundi au samedi avec une équipe d’accueil et de cliniciens. Elle travaille collectivement autour des questions issues de sa clinique.
Ainsi, sous la dénomination Centre d’Action Socio-psychologique, l’association inscrit son projet politique dans la lutte contres les différentes formes d’exclusion sociale et de détresse psychique. Elle est à ce titre subventionnée par des fonds publics sur des programmes sociaux.
D’autre part, dotée d’un organisme de formation, l’association est aussi à même de proposer des formations auprès d’équipes de soignants et de travailleurs sociaux. Elle reçoit également des acteurs du champ social soucieux d’interroger à cette adresse leur pratique avec leurs publics et usagers.
Le collectif de l’association élabore par ailleurs sa propre recherche autour de ses fondements, son orientation clinique, son fonctionnement institutionnel, l’expérience de chacun de ses membres, en lien avec son conseil d’administration et chaque fois que possible avec son conseil scientifique.
L’association tient un séminaire de travail annuel interne mais quiconque de ses membres peut proposer un groupe de travail, un enseignement, un séminaire ou d’autres travaux internes ou ouverts au public.
La Clepsydre est située 33, rue Bouret – 75019 – PARIS;
Tél : 01-40-21-39-57;
Pour La Clepsydre,
Valérie OSGANIAN.
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- PRATIQUES DE LA FOLIE :
Le séminaire traite cette année de la question de la langue du pouvoir.
Il se tient le troisième vendredi de chaque mois à Sainte Anne, amphi du 100 rue de la Santé.
Le site internet (www.pratiques-folie.com) étant actuellement en panne, les personnes intéressées peuvent recevoir des informations en écrivant à
Pratiques de la folie, C.M.P. 110, grande place de l’Agora – 91000 EVRY;
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LE MANIFESTE POUR LA PSYCHANALYSE
Ce collectif s’est créé en opposition à toute réglementation de la psychanalyse sous couvert de celle des psychothérapies.
Le Manifeste a été signé au un par un.
Un séminaire « les psychanalystes et la psychanalyse » a été tenu pendant deux ans, à la suite du Manifeste. Il est actuellement interrompu mais des réunions ponctuelles pourront avoir lieu si l’actualité l’impose.
www.manifestepourlapsychanalyse.org
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- le Mercredi 04 avril 2007, Bernard Roland était l'invité du séminaire de Jean-Michel Louka,
"Tout sur l'hystérie",
dans le cadre de l'Ecole lacanienne de la Salpêtrière.
son intervention avait pour titre :
" L’amour courtois dans le séminaire de Lacan "
argument de B. Roland :
Tout au long de son séminaire Lacan se réfère à l’amour courtois, particulièrement dans les séminaires suivants :
La Relation d’objet (1956-57), l’Ethique de la psychanalyse (1959-1960), le Transfert (1960-61), l’Identification (1961-62), l’Angoisse (1962-63), les Problèmes cruciaux pour la psychanalyse (1964-65), l’Objet de la psychanalyse (1965-66), d’un Autre à l’autre (1968-69), l’Envers de la psychanalyse (1969-70), Encore (1972-73), les Non dupes errent (1973-74), l’Insu que sait de l’une-bévue s’aile a mourre (1976-77).
Mais c’est surtout dans le séminaire l’Ethique de la psychanalyse qu’il a développé ce thème de l’amour courtois dans les séances du 20, 27 janvier, 3, 10 février et 4, 18 mai.
Tout au long de son avancée dans le séminaire c’est à ces séances qu’il se réfèrera et particulièrement celle du 10 février où il donne ses références de la littérature courtoise et celle du 9 mars où il lira un poème d’Arnaud Daniel.
Nous nous arrêterons donc sur ces séances consacrées à l’amour courtois comme « pivot d’une érotique », qui « surgit très probablement au milieu ou au début même du XI° siècle, pour se prolonger pendant tout le XII°, voire même, en Allemagne, jusqu’au début du XIII°. Il s’agit de l’amour courtois, et de ses poètes, chanteurs, se qualifiant de troubadours dans le Midi, de trouvères dans la France du Nord, de Minnesänger dans l’aire germanique, l’Angleterre et certains domaines espagnols n’en étant atteint que secondairement. » (séance du 10 février 1960, p.174, Seuil)
Nous suivrons ensuite comment Lacan revient sur ce thème de l’amour courtois au cours du séminaire.
Salle de cours du service de Rhumatologie du Pr.Pierre Bourgeois,
Hôpital de la Pitié-Salpêtrière.
(pavillon Benjamin Delessert – 20, avenue de la Nouvelle Pitié, 1er étage)
83, bd. de l’Hôpital, Paris XIIIè.
- le mercredi 2 mai, Bernard Roland, " L’amour courtois dans le séminaire de Lacan ", suite :
Après avoir donné quelques précisions sur l’amour courtois et notamment à partir de la bibliographie indiquée par Lacan dans la séance du 10 février 1960 du séminaire l’Ethique de la psychanalyse, nous avons fait une lecture des séances nombreuses où Lacan aborde ce thème de l’amour courtois dans ce séminaire (13-01-60, 20-01-60, 27-01-60, 3-02-60, 10-02-60, 9-03-60, 4-04-60, 18-05-60 …).
Il souligne la perplexité des auteurs devant cette pratique de la fin’ amor qu’il situe dans le fil antique de l’Art d’aimer d’Ovide dont Chrétien de Troyes fit une traduction.
Il se réfère à l’amour courtois pour aborder les rapports de l’art à la sublimation dont il donne cette définition générale « qu’elle élève un objet à la dignité de la chose ».
Il s’agit avec l’amour courtois de la sublimation de l’objet féminin, promotion non exempte d’absurdité comme le note Lacan mais qui consiste en la mise en œuvre d’une éthique, d’un style de vie. Cet objet féminin s’y place sous le signe de la privation et de l’inaccessibilité, place du manque dans das Ding, la « vacuole » au centre du système des signifiants.
C’est « l’organisation artificielle du signifiant » que pointe Lacan, sa fonction de création « ex-nihilo ». L’amour courtois « met la femme à la place de l’être, ...pas en tant que femme mais en tant qu’objet du désir…l’être auquel le désir s’adresse n’est rien d’autre qu’un être de signifiant » (4 mai 1960).
A prendre l’amour courtois comme pivot d’une érotique et à souligner la fonction éthique de l’érotisme Lacan est amené à aborder l’œuvre de Sade. Le caractère inhumain de l’amour courtois et la cruauté de la Dame rejoignent l’Etre-suprême- en- méchanceté de Sade.
« La création de la poésie (…courtoise) consiste à poser, selon le mode de la sublimation propre à l’art, un objet que j’appellerai affolant, un partenaire inhumain » (10 février 1960).
Lacan reprendra ce thème de l’amour courtois tout au long de son enseignement (voir argument précédent) quand il évoquera les questions de l’amour et du désir, et malgré les avancées de son enseignement, de la topologie des surfaces à la topologie des nœuds, la question de l’objet a et du réel, c’est toujours sur ce point aux séances de l’Ethique qu’il se réfèrera, nous essaierons de le suivre.
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ARCHIVES de l'année 2006
SEMINAIRES,
EXERCICES DE LECTURE, ATELIERS
| ANGOULEME |
Atelier de paroles
Par la lecture du séminaire VII de Jacques Lacan, L'éthique de la psychanalyse, aux éditions du Seuil, Joséphine Anello propose un lieu de paroles où chacun, chacune, mesurera les en-je de la psychanalyse.
Trouver son désir et décider de ses choix dans un monde chiffré où le mystère de
chacun(e) disparaît, vaut bien un temps de pose pour comprendre, s'accepter, s'alleger, s'ouvrir à ...
Des intervenants psychanalystes ou provenant d'autres disciples pourraient être invités selon la volonté du groupe.
L'atelier aura lieu le mardi de 20h30 à 22h 30.
Prendre contact avec Joséphine Anello. tél : 05 45 91 64 43
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| BORDEAUX |
Exercices de lecture : poursuite des lectures du séminaire de Jacques Lacan.
S’adresser à : Jean-Pierre Conchou, Cécile Drouet, Jean-Louis Meurant, Janick Prémon ou Marie-Hélène Tomatis.
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L’Angoisse
(1962/63) de J. Lacan
Tous les 15 jours, le
mardi à 21h,
au 20 rue Ferrère,
Bordeaux.
Contacter : Janick Prémon
(05 56 99 10 01), Jean-Louis
Meurant (05 56 51 15
06) ou Cécile
Drouet (05 56 79 01
82)
- Le Transfert (1960/61)
de J. Lacan
Tous les 15 jours, le
mardi à 21h.
Contacter : Jean-Pierre
Conchoux (05 56 44 28
92)
ACTUALITE DE LA PSYCHANALYSE
Séminaire public
proposé par l’Association de Psychanalyse Jacques Lacan & la lettre lacanienne
La psychanalyse broie-t-elle le noir du livre qui fit récemment la « une » des médias ?
Quelques uns de ses partisans, inscrits ou non dans des associations, proposent ce séminaire, ouvert à tous, qui débutera avec le commentaire d’un cas clinique « TCC ».
Il s’agira d’éprouver en quoi le scandale de la psychanalyse est pertinent en ces temps de promotion de l’efficacité, d’évaluation scientiste et de généralisation des contrats.
Occasion d’exposer sur quoi se fonde la psychanalyse (le transfert, l’inconscient, la pulsion, le symptôme…), ce séminaire est proposé à un public qui n’aura pas besoin d’être averti pour être invité à poser ses questions.
Salle de réunion de La Machine à Lire
Rue du Parlement Saint-Pierre Bordeaux
Le jeudi 19 janvier 2006 à 21 h.
puis les vendredis 24 février…
s'adresser à jean-louis.meurant@wanadoo.fr
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| LYON |
Les fondamentaux :
En ce début d’année, nous poursuivrons la lecture du séminaire « l’angoisse » commencée il y a deux ans.
Moment de conclure qui nous amènera à revenir sur certains points du texte, les repenser à partir du parcours fait dans le séminaire. L’angoisse et son objet vide, l’angoisse de castration, ses coordonnées et l’objet perdu, le désir et l’objet a, le désir et la jouissance… ou d’autres encore, la voix et le nom, les troubles de l’action chez l’obsessionnel…seront au centre de nos lectures croisées et de nos échanges. Chacun des participants peut exposer son travail.
Séances les 18 octobre, 8 novembre, 22 novembre, 13 décembre et un samedi après-midi dont la date sera fixée lors de la première rencontre, dans les locaux de l’AFCCC, 13, rue d’Algérie - 69001- Lyon.
Pour le code des portes d’entrée ou tout autre renseignement,
prendre contact avec Gilbert Hubé : 04.72.73.18 52.
Atelier de topologie :
Tout en gardant le fil du questionnement des passages du tétraèdre au nœud borroméen, nous nous attacherons plus particulièrement à interroger un certain nombre de travaux produits dans le champ de la topologie lacanienne.
Les dates : le premier mercredi du mois (en novembre, exceptionnellement, la réunion de travail aura lieu le 8)
Contact et informations : Bernard Cathelin - 04.78.29.88.38
Pour des raisons de calendrier, nous ne pouvons éviter quelques superpositions de dates entre les fondamentaux et l’atelier de topologie.
Cartels :
Des cartels pourraient se constituer autour de certains points de travail. Proposition est faite à celles, ceux, qui souhaiteraient former un cartel, de contacter et d’adresser leur projet de travail pour être mis en relation avec d’autres personnes intéressé(e)s, auprès de :
Lucienne Nestérovitch (04.78.24.34.92), qui en assure la coordination avec la lettre lacanienne.
Projets:
Des projets pour l’année 2007 sont en cours d’élaboration : une introduction à la psychanalyse par la lecture de certains textes de Freud.
Dans le cadre du Cabinet de lecture, la venue de Guy Le Gaufey pour son livre Le pastout de Lacan (Ed. Epel), Solal Rabinovtich à propos de son ouvrage La folie du transfert (Ed. Erès)".
Ces projets seront précisés prochainement.
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| MARSEILLE |
UN MOMENT DE CONCLURE AVEC L'ANGOISSE
La troisième revient c'est toujours la première comme dit le poète
(Nerval du nom)... troisième et dernière année des lectures plurielles à Marseille du séminaire L' Angoisse ( 1962 / 1963 ) de Jacques Lacan et un moment de conclure :
aprés son repérage structural entre désir et jouissance - " quand le manque vient à manquer " - et sa dimension clinique fondamentale en tant qu'objet de la psychanalyse - une angoisse qui " n'est pas sans objet " -, nous suivrons Lacan dans sa mise en forme de cet objet. Ce qui reste de l'angoisse quand on a tout oublié ou presque, ce bout de réel qui " passe " au désir, Lacan le nomme objet a. Nous le lirons pas à pas dans cette invention fondamentale pour la transmisson de la psychanalyse.
Ce travail reste ouvert à quiconque s'oriente du savoir insconscient et désire le poser en acte.
De l'angoisse donc, de son début et de sa fin, deux lettres qui la borde
(l'a-borde ?) : A......E.
C'est l'écriture du réel du manque, ressort de l'amour de transfert et nom du désir de l'analyste que Lacan produira quatre ans plus tard dans sa proposition du 9 octobre 1967 sur le psychanalyste de l'Ecole... une conclusion logique ?
Ces lectures se tiendront une fois par mois le mardi soir à 20 h 30 dans les locaux de l' APEAS 46, rue de Village, 13001 Marseille.
prochaine séance le mardi 9 janvier 2007.
Les autres séances seront fixées au fur et à mesure en fonction des participants
S'adresser à Jean FORTUNATO
Téléphone et fax : 04 91 22 58 91
Portable : 06 14 20 67 92
Courriel : jeanfortu@numericable.fr
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| PARIS |
à
Paris et sauf mention
particulière, les
séminaires ont
lieu à 21 heures
précises à l’Institut Protestant
de Théologie (IPT),
83 boulevard Arago,
75014 Paris
(métro Saint-Jacques ou Denfert-Rochereau)
Attention, les portes
sont fermées à
21 h 15.
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| PARIS |
Les
jeudis à la lettre
Verront se succéder
- L’atelier
à plus d’un
ATELIER DE LECTURE DE KANT AVEC SADE ET SEMINAIRE INVITES…ET APRES ?
Durant une année, quelques uns de la Lettre lacanienne se sont attelés à une lecture de l’article repris dans les ECRITS de Lacan, « Kant avec Sade ».
Le choix de ce texte, parmi les moins faciles a été guidé par le souci d’interroger la place du sujet contemporain de la science et ses effets pour une clinique du sujet.
Cependant, bien avant cette mise en perspective, plusieurs pistes de lecture ont jailli, différemment pour ceux qui ont animé l’atelier, selon le parcours que chacun a pu effectuer : de la lettre lacanienne à la lettre sadienne en passant par la lettre kantienne, il était en effet question de repérer les enjeux d’une triade qui n’était pas de première évidence : Kant, Sade, Lacan et la loi.
L’approche a donc été : ici philologique et bibliographique, là biographique, ou encore historique, philosophique et structurale, voire clinique, chaque fois que des lectures nous menaient sur des chemins de traverse, du cœur du texte à ses détours souvent nécessaires pour y revenir.
Le terme d’atelier était donc bien approprié à cette tâche artisanale, d’une élaboration au gré d’un pas à pas dans nos trouvailles, écueils, points de butée ou découvertes.
Dans ce contexte, solliciter des « invités » à un séminaire en alternance avec l’atelier, indiquait notre désir que d’autres intéressés et concernés par certains biais de lecture de ce texte, puissent venir y apporter leur contribution.
Si notre cheminement éclectique s’adressant à un public discret a suscité des intérêts divers, il ne nous en a pas moins et pour autant poussés à serrer toujours davantage ce qui nous échappait.
C’est sans doute par cette échappée ou ces échappées qu’a surgi une forme de surenchère pouvant donner suite à cette première aventure avec quelques uns.
Il s’agirait donc pour l’année suivante, et en appui sur l’expérience et les bouts de savoir recueillis de nos lectures croisées, d’avancer un pas de plus.
Comment aborder les questions des modalités de jouissances articulées à la modernité, telles que Sade a su, avec Lacan, nous en proposer une lecture ?
Il s’agira donc de reprendre depuis notre premier défrichage un certain nombre d’aspects pour tenter d’éclairer les enjeux théoriques et cliniques du rapport entre savoir et jouissance, tel que la modernité en produit à la fois le leurre et la facture.
Cette poursuite du séminaire, que nous pourrions intituler «Lacan et Sade », ou « Après Sade…le boudoir de la modernité », pourrait aussi sur ce même thème et toujours en lien avec d’autres intervenants, ouvrir la perspective d’un colloque en 2006.
L’ « atelier
» se tiendra à
l’Institut Protestant
de Théologie, 83
Bd Arago, 75013 Paris,
les premiers jeudis du
mois, à 21 heures.
- Le jeudi de l'invité
Cet atelier se verra un peu transformé cette année 2006, car l'invité pourra apporter son concours à tout vecteur qui parcourt l'association. La passe en est un. Aussi le premier invité de l'année sera Pierre Bruno qui nous fera partager ses réflexions concernant quelques paramètres de la passe, telle qu'elle est pratiquée à l'apjl, en se référant aussi aux liens historiques de sa fondation.
19 janvier 2006, 16 mars 2006, 18 mai 2006, 15 juin 2006, 21 septembre 2006, 19 octobre 2006, 16 novembre 2006.
21 septembre et 16 nov. 2006 : dates utilisées pour l'atelier de traduction mené par Renate Sachse. Cf. plus bas sur cette page.
19 octobre 2006 : présentations et questionnements croisés de deux ouvrages,
La haine de la démocratie de Jacques Rancière (La Fabrique éditions) et
La politique des choses de Jean-Claude Milner (Navarin Editeur). Nous avons trouvé que leurs analyses contribuaient pleinement aux débats actuels sur les conditions modernes du discours de la psychanalyse et sur les possibles remaniements du processus de "personnaison". Discutants : Bernadette Rancher-Gay et Frank Chaumon.
- Atelier des élémentaires
de Freud
Erik Porge : Séminaire « Lire Freud »
Nous continuerons la lecture de Psychopathologie de la vie quotidienne avec le chapitre IV, « Souvenirs d’enfance et souvenirs écrans », et les textes auxquels il se relie : « Sur les souvenirs écrans » (1899), « Nouvelles remarques sur les psychonévroses de défense » (1896), le rêve de la monographie botanique…
Nous tenterons de resituer les textes dans leur mouvement d’invention de la psychanalyse en portant une attention particulière à la méthode de recherche et d’exposition de Freud, ses étonnements, sa démarche de systématisation et d’ouverture aux questions, ainsi qu’aux problèmes de traduction.
le deuxième jeudi du mois à 21h
les 12 janvier 2006;
9 mars 2006;
11 mai 2006;
8 juin; 9 novembre 2006,
14 décembre 2006.
à l’Institut Protestant
de Théologie (IPT),
83 boulevard Arago, Paris 14ème
(métro Saint-Jacques ou Denfert-Rochereau)
- Atelier des élémentaires
de Lacan
Animé
par Guy Léres.
Après avoir parcouru le graphe, nous remonterons vers les sources énoncé et énonciation, ce qui s'y joue, métaphore, métonymie, pour retourner vers son delta, le fantasme, l'objet a qui serra le nouage du symbolique, de l'imaginaire et du réel.
le quatrième jeudi
du mois à 21 h
les 26 janvier 2006; 23 février 2006; 23 mars 2006; 27 avril 2006; 22 juin 2006;
28 septembre 2006; 23 novembre 2006 : date annulée.
à l’Institut Protestant
de Théologie (IPT),
83 boulevard Arago, Paris 14ème
(métro Saint-Jacques ou Denfert-Rochereau)
Pour des renseignements
ou pour participer : joindre
Guy Léres au 01
45 26 04 02 ou sur place.
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| PARIS |
autres séminaires
Séminaire de traduction, proposé par Renate Sachse
De quelques lettres choisies qui ne se trouvent pas dans La naissance de la psychanalyse, PUF 1956.
première séance : le 21 septembre 2006
à 21 heures à l’Institut Protestant
de Théologie (IPT),
83 boulevard Arago,
Paris 14ème (métro Saint-Jacques ou Denfert-Rochereau)
Matériel : Sigmund FREUD, Briefe an Wilhelm Fliess,1887-1904, Ungekürzte Ausgabe, herausgegeben von Jeffrey Moussaieff Masson, Deutsche Fassung von Michael Schröter, S. Fischer Verlag Franfurt-Main 1986 (2. Aufl.1999).
L’idée de ce séminaire est née pendant le travail aux séminaires élémentaires sur Freud et Lacan en 2004 et 2005. J’aimerais contribuer par le fait que je suis Allemande d’ouvrir une discussion en groupe très proche de l’usage des mots en Allemand pour arriver à une traduction en Français. A mon avis c’est un travail créatif qui se fait très bien par le dialogue.
J’ai choisi 2 lettres d’août et septembre 1895, (n° 72 et 73) relativement courtes, pour la simple raison qu’elles m’ont beaucoup plu et je les trouve bien pour s’entraîner et rentrer dans la matière.
Freud est en vacances, d’abord dans la “Casa Kirsch” et après il décrit un voyage en train où il a voulu commencer un premier brouillon de la “Psychologie” ce qui a été empêché par la présence et le comportement d’un compagnon de voyage.
Ces deux lettres renvoient par une note de bas de page à la lettre 12 dont l’original se trouve à Jérusalem, qui renvoie à la fois par une autre note au manuscrit C1 dont une dernier note renvoie à l’introduction de Jeffrey Moussaieff Masson sur le matériel à Jérusalem.
Pour la suite (le 16 novembre et le 21 décembre) j’ai prévu de traduire, c’est-à-dire de commencer à traduire, les dernières lettres entre Freud et Fliess de 1904, “les lettres de la rupture” (n° 281-287) qui ne se trouvent pas dans la version française.
Renate Sachse, Paris, septembre 2006.
renate.sachse@wanadoo.fr
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Philipphe
Julien donnera trois conférences au Centre de recherche en psychanalyse et écriture
mardi 10 janvier 2006 à 21h
mardi 4 avril 2006 à 21h
mardi 4 juillet 2006 à 21h
à la maison de
l’Amérique
latine, 217 bd St Germain,
Paris 7ème.
Parce que les désirs peuvent être fous, le sujet de la psychanalyse inclut dans sa définition la possibilité de la psychose. Celle-ci n'est pas le résultat de troubles organiques ou des évènements de l'histoire.
C'est ainsi que Lacan fait la lecture des prodessus psychiques afin de comprendre les raisons du passage à la psychose. Dans sa recherche qui va d'Aimée en 1932 jusqu'à Joyce en 1975, en passant par Schreber en 1955, il travrese des chemins qui se dessinent comme la surface unique d'une bande de Moebius.
Philippe Julien repère les différents points de suspension et de reprise de cette pensée exceptionnelle qui fut celle de Jacques Lacan.
pour plus d'informations : Philippe Julien, tél. 01 55 43 92 73.
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Séminaire
de Rainier Lanselle : Écrire en chinois
Le séminaire de l’année écoulée nous a permis d’examiner différents aspects de la naissance de l’écriture en Chine. Il nous est apparu à cette occasion que l’écriture chinoise n’était pas seulement un système de signes, mais déjà, en soi, un discours. Ce trait était lié aux options historico-religieuses qui avaient fait de l’écriture le moyen, littéralement, d’enregistrer ce qui ne parle pas, de donner figuration à ce qui reste sans voix.
Nous avons pu soutenir que des traits essentiels de l’écriture chinoise étaient restés pérennes. Ceux-ci devaient accompagner la résistance invincible de ce système graphique à toute tentation de verser dans le phonétisme, quand bien même, par un surprenant paradoxe, il ne devait nullement en méconnaître la possibilité, allant même jusqu’à ne pas se refuser d’en exploiter les ressources. L’écriture chinoise nous est apparue comme ce qui avait pu donner lieu, spontanément, concomitamment à sa naissance même, à une nouvelle langue – langue « graphique », selon la formulation de L. Vandermeersch. Par cette langue, et d’une manière qui confère à l’écriture chinoise une originalité radicale par rapport aux autres écritures qui naquirent et évoluèrent dans l’Ancien monde, l’acte de consignation du discours n’allait apparaître possible que dès lors que celui-ci semblerait trouver sa source en quelque sorte à l’extérieur de toute espèce de sujet.
Sur cette base, la question qui se pose à nous, à l’orée de cette nouvelle série de séances, est la suivante : que fait-on d’un pareil système, lorsqu’on a jugé bon de s’en encombrer ? Qu’allait servir à écrire cette écriture ? Plus encore : qu’est-ce qui, dans le système graphique lui-même, orientait déjà, comme fatalement, l’usage qui pouvait en être fait ? Question qui permet de poser cette autre : qu’est-ce qui, dans la langue, est déjà affine au discours, ne l’en sépare pas ?
En partant de l’examen de ce que les Chinois se sont mis à écrire, quand une fois ils l’ont fait, nous tâcherons de voir en quoi l’on peut dire qu’ils ont donné l’exemple d’une civilisation du texte, plus encore que du livre. Et nous essayerons de sonder quelques-unes des conséquences de ce que c’est, que de généraliser ainsi la fonction du texte.
Si Lacan dit quelque part qu’il s’agit de parler chinois dans sa langue, nouvelle question : qu’est-ce, cette fois, qu’ écrire en chinois ?
Le séminaire est donné sous l’égide de l’Association Psychanalyse en Chine (www.psychanalyse-en-chine.net).
Il a lieu d’octobre à juin, tous les premiers mercredis, à 21h, à l’Institut Protestant de Théologie, 83 boulevard Arago 75014 Paris.
Contacter Rainier Lanselle, 01 48 03 01 03 / 06 67 13 30 01, rl@paris7.jussieu.fr
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«
ACTUALITE(S) DE LA PSYCHANALYSE
- III »
Valérie Osganian reprend son séminaire à partir du troisième mardi d'octobre 2005.
d'octobre 2005 à décembre 2006.
Pour confirmation des dates, heures et lieu du séminaire, prendre contact avec Valérie Osganian au 01 42 45 23 34 ; osganian.valerie@free.fr
Le 15 novembre 1967, dans son séminaire l’Acte psychanalytique, Lacan définit l’inconscient comme : « ce qui peut être énoncé du sujet comme tel », et donne dans la même séance une définition du transfert : « Le transfert n’est autre que la mise en acte de l’inconscient », laquelle implique donc un sujet.
Ce que nous rencontrons à l’entrée d’une psychanalyse, dit-il encore, c’est-à-dire la décision de faire une psychanalyse, c’est un acte. Mais il y a aussi un acte qui peut se qualifier : celui par lequel le psychanalysant passe au psychanalyste.
Insistant sur le rapport de l’être au langage, à rebours d’autres conceptions plus matérialistes et organicistes du monde et des sociétés humaines, il ajoute que la condition du progrès de la science est qu’on ne veuille rien savoir des conséquences que le savoir de la science comporte au niveau de la vérité.
Entre savoir et vérité, si l’acte analytique relève d’un lien social, son maintien semble d’autant plus crucial que la culture dominante produite par le discours capitaliste oeuvre aujourd’hui plutôt à l’annuler, non sans favoriser un champ pluraliste d’action(s), légitimé par une idéologie positiviste des biens et jouissances et épuré du sujet et de sa vérité.
Nous poursuivrons dans le fil des deux années précédentes, en mettant l’accent sur la notion d’acte, là où la psychanalyse comme éthique est aussi une pratique et une clinique du désir, se démarquant d’autres pratiques sociales, médicales ou encore de pratiques dites thérapeutiques.
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Séminaire de Jean-Claude Aguerre
LA QUESTION DE L’AUTRE
Le sujet en analyse, plongé dans le déroulement de la chaîne signifiante, ne sait plus trop à qui il s’adresse. Ce n’est ni directement à l’autre personne présente dans la pièce sous la forme de l’analyste, depuis que ce dernier s’est soustrait au champ de son regard, ni à lui-même imaginarisé en place i(a), lieu de l’Autre, à partir de laquelle, dans un retour sur lui-même, il s’est constitué comme sujet à une époque oubliée. Il parle. Il déroule des signifiants qui ne cessent de l’interroger. Che voi ? …L’analysant peut ainsi entendre son discours énoncé du lieu de l’Autre sous la forme la plus énigmatique qu’il soit.
Quel est cet Autre qui lui parle de lui-même ?
Narcisse n’y a vu que son image, ne pouvant être dans le même temps lui-même et l’autre il explose le miroir et disparaît. Echo ne pouvait mettre que des mots en miroir et Narcisse n’a pu les entendre.
Cocteau nous avait bien dit que les miroirs feraient bien de réfléchir un peu plus.
Nous essaierons d’aborder cette question de l’Autre, sous les formes changeantes sous lesquelles il nous leurre. Grand Autre cartésien, trompeur ou garant de la vérité, figures de la divinité selon Pascal ou Spinoza.
Il n’y a pas d’autre face de la bande de Moëbus, et pourtant nous voyons bien une autre fourmi en miroir de cette même bande.
L’Autre comme représentation de l’inconscient poursuit ce que Freud n’a pu formaliser avec ses topiques.
C’est par ce signifiant de l’Autre que nous poursuivrons nos investigations sur la structure de l’inconscient.
Le séminaire aura lieu au cabinet de J.C. Aguerre
53, rue de Chabrol 75010 Paris Métro Poissonnière
Digicode A2517
Tél. : 01 42 47 10 17 e-mail : jcaguerre@noos.fr
Deux lundis par mois les :
3 et 17 octobre 2005 ;
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5 décembre 2005
9 et 23 janvier 2006;
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