journée de travail :
Le psychanalyste est-il… sortable ?
La psychanalyse menacée, il arrive que le psychanalyste s'éloigne de son fauteuil pour la défendre sur la place publique. Autrefois, lorsqu'elle était en vogue, il ne se privait pas d’y paraître : n'était-il pas difficile, par exemple, d'aller au cinéma sans subir, dès la fin de la séance, son interprétation du film ?
En quoi la présence publique du prétendu psychanalyste fait-elle problème ? Est-ce en tant que tel qu'il passe à la télé ? Qu'il écrit dans la presse ? Qu’il professe à l'université alors que, d'ordinaire, il s’occupe de ce qui échappe à la connaissance ? Quand il joue à l'expert, sa puissance médiatique ne s'oppose-t-elle pas à l’impouvoir que la cure exige de lui ? S'il décharite - selon le mot de Lacan - quand il est en fonction, se fait-il charitable dans la cité ?
Le passage de la psychanalyse entre privé et public évoque celui qui, entre deux langues, expose le traducteur à l’impossible… et aux risques d’imposture, de trahison du sujet.
Hors du lieu clos où il se noue et se dénoue, quel est donc le sort du lien social qui caractérise la psychanalyse ?
11 h – 12 h 30 Cécile Drouet Introduction
Jean-Paul Bucher, Le langage dans tous ses états
(parler, écrire, lire)
14 h 30 – 18 h Bertrand-François Gérard Analyse éternelle, analyste immortel : errance
Jean-Louis Meurant La psychanalyse par dessus le marché
Gilbert Hubé Conclusions
Bordeaux le samedi 5 avril 2008
de 11 à 18 h. Institut de Journalisme de Bordeaux-Aquitaine
Quartier Sainte-Croix 1, rue Jacques Ellul, salle n° 213 Entrée : 10 euros.
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L’École de psychanalyse Sigmund Freud
et
la lettre lacanienne, une école de la psychanalyse
organisent un colloque :
La « Proposition du 9 octobre 1967
sur le psychanalyste de l’École » en 2007
le colloque se tiendra les 6 et 7 octobre 2007
au 92 bis bd du Montparnasse, Paris 14ème
Dès lors que l’École freudienne de Paris a été dissoute, en quoi la Proposition de 1967 garde-t-elle une actualité ? La reprise, en France, par une douzaine d’associations ou écoles d’un dispositif de passe semble indiquer qu’elle continue à représenter un enjeu. Est-ce un enjeu au regard de la logique de formation que Lacan a tenté d’instituer ? Un enjeu au regard de questions cliniques et théoriques qui peuvent être éclairées et élaborées à partir du mode de témoignage indirect que permet ce dispositif : quelle est, par exemple, la spécificité du désir de l’analyste dans le champ du désir ? Les coordonnées du moment de passe dans la cure sont-elles, ou non, en rapport avec celles de la fin de l’analyse ? etc. La Proposition est-elle un enjeu au regard de la question de l’institution psychanalytique ? À quelle condition peut-elle contribuer à ce que la psychanalyse ne soit pas dissoute dans la psychothérapie et à ce qu’elle soutienne sa responsabilité dans la culture ?
Depuis 1967, différentes versions du dispositif de passe, avec ou sans nomination d’AE, ont été mises en place. Mais, qu’elles aient repris ou non l’expérience de la passe, toutes les associations ou écoles issues de la dissolution de l’EFP portent la trace de la Proposition : les enjeux qu’elles soutiennent en reconduisant cette expérience, ou en l’abandonnant et en faisant fonctionner des dispositifs de reconnaissance, marquent le style propre à chacune. La question maintenue par la relève de la Proposition concerne donc tous les analystes formés à l’enseignement de Lacan.
Une rencontre autour des expériences actuelles permettrait d’interroger les différences manifestes entre les dispositifs. Tiennent-elles à des lectures différentes de la Proposition et de ses suites, à des analyses différentes de l’histoire et de l’actualité du mouvement lacanien ? Tiennent-elles à des différences de positions à l’endroit des enjeux de formation, de théorie et de clinique, d’institution ? Permettent-elles de faire la part entre ce qui serait un noyau structural de la Proposition et des variantes dans sa mise en œuvre ? Situer aujourd’hui la nomination de « l’analyste de l’École » permettrait d’interroger si « école » reste un terme de référence dans le champ de la psychanalyse, que l’on en ait ou non l’usage.
Nous invitons écoles et associations pratiquant une procédure de passe avec, ou sans, nomination à un échange pour confronter les dispositifs et leurs préalables, et les réflexions sur ces expériences. Nous souhaitons que la tenue de ce colloque soit tournée vers un avenir du mouvement psychanalytique où les différences ne contribueraient pas seulement à la dispersion.
Samedi 6 octobre 2007
14h30 ouverture : A.M. Braud
- C. Dumézil, "La proposition de 67 est-elle un texte sacré ?"
- E. Porge, "L'Instauration discursive de la Proposition"
(et non "Invention discursive" comme indiqué sur le programme papier)
présidente : B. Lemérer
16h
- E. Didier, "La procédure de la passe aux Cartels Constituants de l'Analyse Freudienne"
- R. Lew, "La passe en réseau"
président : Y. Diener
19h, échanges autour d'un cocktail.
Dimanche 7 octobre 2007
9h30
- P. Smet, "L'analyste ne s'autorise que de lui même et de quelques autres"
- Y. Gelouët, Sans titre
- J.J. Moscovitz et A.M. Houdebine, "Division du passant entre deux passeurs et jury, son institution ?" et "La passe, l'expérience d'une limite ?"
présidente : H. D'Elia
14h
- M. Hernandez, "Geste d'analyste / geste d'école"
- J. Adam, "Ecole et garantie collective"
- A. Tardits, "Analyste de l'Ecole ? Quel drôle de nom ! Pourquoi pas..."
président : J. Fortunato
16h45, Conclusions, par G. Hubé
Analyse freudienne, Acte analytique, Association de psychanalyse Jacques Lacan, Cartels Constituants de l'Analyse Freudienne, Dimensions de la psychanalyse, Psychanalyse Actuelle participent aux travaux du colloque.
entrée : 70 € (cocktail compris) ; chèque à envoyer à :
Danièle Bagarry (chèque à l'ordre de l'EPSF), 58bis rue de Picpus, 75012 Paris ;
tél. 01 43 42 95 94
ou bien à Françoise Edighoffer (chèque à l'ordre de la lettre lacanienne), 69 rue Escudier, 92100 Boulogne ; tél. 06 63 80 86 17.
un reçu sera remis avec le carton d'entrée.
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Les ACTES des XIèmes Rencontres du CMPP d'Orly sont publiés.
Sommaire :
Ouverture : Jean-Pierre Drapier
Les histoires d'amour… en général
- Histoire d'amour, par Didier Lauru
- L'amour, celui qui ne serait plus, par Guy Lérès
Maladie d'amour…
- Trois remarques et une question sur l'amour, par Pierre Bruno
- Maladies d'amour, par Christian Demoulin
Droit à l'amour, besoin d'aimer
- Laure Thibaudeau
- Fabienne Boyer
Maladie de la jeunesse
- C'est le temps de l'amour, par Véronique Sidoit
- Amour de transfert et désir de l'analyste, par Romain Buxeda
Conclusion, par Jean-Pierre Drapier
Annexe : Amour et sexualité dans la psychanalyse, par Irène Foyentin.
- 7 euros en vente directe
- 8 euros frais d'envoi inclus (CEE)
- 9 euros Autres pays
Ecrire à :
CMPP
JEAN PIERRE DRAPIER
4 RUE DU DR CALMETTE
94310 ORLY
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Espace Analytique (A.F.P. R. F.)
et la lettre lacanienne, une école de la psychanalyse
ont organisé un colloque
Aux débuts de la psychanalyse
Freud Fliess en français
les 20 et 21 janvier 2007
4 Place Saint Germain 75006 Paris
Samedi 20 janvier, matin : 9h30 - 12h30
- Accueil à 9h
Alain Vanier. Ouverture
Erik Porge, Du mythe de l’auto-analyse de Freud au discours psychanalytique
Michael Schroeter, Les lettres de Freud : état des lieux – caractéristiques – histoire de l’édition (avec une coda pour ma propre cause).
- Table ronde :
Françoise Kahn, Erik Porge, François Robert, Michael Schroeter, Alain Vanier
Discutants : André Michels et Renate Sachse
Samedi après-midi : 14h30 – 17h30
Georges-Arthur Goldschmidt, La langue de Freud
Françoise Samson, Les lettres du destin
Discussion générale
Discutants : Yann Diener et Jacques Sédat
Dimanche 21 janvier, matin : 9h30 -12h30
Mai Wegener, « Un spécialiste universel comme toi ». Le particulier et le général dans les lettres de Freud à Wilhelm Fliess
François Robert, Les deux savoirs
Discutants : Christian Hoffmann et Bernard Toboul
Les traductions allemand-français seront faites part Renate Sachse, Christian Hoffmann, André Michels.
Aux débuts de la psychanalyse
Freud Fliess en français
En 1986, Michael Schroeter faisait paraître aux éditions S. Fischer
l’établissement non censuré des lettres de Freud à Fliess. En 2006, les PUF
publient une traduction en français de ces lettres, réalisée par François
Robert et Françoise Kahn. Pour célébrer cet événement, Guy Lérès,
Catherine Mathelin, Erik Porge, Renate Sachse, Alain Vanier se sont
réunis en vue d’organiser un colloque sous l’égide de Espace Analytique
et de la lettre lacanienne, une école de la psychanalyse.
On peut commencer par s’interroger sur les raisons d’un tel délai de
publication de cette moitié de correspondance, car rappelons qu’elle est
amputée des lettres de Fliess à Freud. Ne serait-il pas en rapport avec la
censure dont ces lettres ont fait l’objet depuis le début : par Freud d’abord
qui voulut les détruire, puis par ses premiers éditeurs (en allemand en
1950, en français en 1956, mise à part la publication par Fliess de deux
lettres dans "En ma propre cause") qui n’en retinrent que quelques unes,
elles-mêmes caviardées.
Cette correspondance possède un statut exceptionnel : par l’étroitesse
de l’amitié entre les deux hommes puis la violence de leur rupture et par
le fait qu’elle se relie à la naissance de la psychanalyse et que, outre les
lettres de Freud, elle contienne des manuscrits qui furent souvent de
premières ébauches de textes décisifs, tel la fameuse Entwurf
(Esquisse, Projet) de 1895 à propos de laquelle la psychanalyste
berlinoise Mai Wegener a publié un livre très éclairant. Le statut de cette
correspondance serait à mesurer à l’aune de cette autre grande
correspondance de Freud avec Ferenczi, dont Françoise Samson a réalisé
la traduction avec l’équipe du Coq Héron.
L’association de ce statut exceptionnel et de la censure dont elle a fait
l’objet, a érigé cette correspondance à un rang quasi mythique et a
entraîné à son sujet des interprétations souvent empreintes de fantasmes,
même (et surtout) si elles prenaient appui sur des déclarations de Freud.
Notamment, l’interprétation qui a prévalu de la constituer en roman des
origines voire en Journal autobiographique d’une auto-analyse.
C’est un autre point de vue qu’a développé l’ouvrage d’Erik Porge, Vol
d’Idées ? Wilhelm Fliess, son plagiat et Freud, paru chez Denoël, et qui
contient entre autre une traduction de plusieurs textes de Fliess.
Même si le mythe de l’auto-analyse de Freud a pu à sa façon et à son
époque contribuer aux études freudiennes et à la recherche de documents
originaux, il a en même temps imposé une vision de la cure
psychanalytique qui a divisé les psychanalystes.
Pour ne citer que trois exemples, il a fait prévaloir une dimension
réaliste des origines, de la psychanalyse personnelle de Freud, au
détriment d’une interprétation logique du temps premier d’analyse, une
logique de l’après-coup que Lacan a prise au sérieux.
Il a conforté le ravalement à une interprétation des phénomènes de
transfert en termes d’intersubjectivité, alors que d’emblée, dans la relation
entre Freud et Fliess, a existé une troisième personne, le sujet supposé
savoir (Octave Mannoni le premier appliqua le terme à Fliess), dont
chacun dans son domaine anticipait l’existence pour édifier le socle d’une
science à venir.
Enfin, le mythe de l’auto-analyse permet de jeter un voile pudique sur
l’importance et les effets sur Freud du délire fliesséen d’un déterminisme
biologique rigide, et cela à son insu, avant que n’éclate l’affaire de plagiat,
qui alors servira à Freud de modèle pour interpréter le cas de D.P.
Schreber. Cela n’a pas été sans jouer un rôle dans la transmission de la
psychanalyse et l’histoire de son mouvement.
Souhaitons que la parution en français de la correspondance et la
tenue de ce colloque, qui examinera aussi les problèmes de traduction sur
lesquels les travaux de Georges-Arthur Goldschmidt (Quand Freud voit la
mer, Quand Freud attend le verbe) nous ont grandement éclairés, permette
de revisiter les données historiques dont nous disposons et se mette au
service de l’inépuisable invention de la psychanalyse par Freud.
Participation : 50 euros.
Réduction pour les membres des associations organisatrices : 40 euros.
Réduction pour les étudiants : 20 euros.
Inscription : à Espace Analytique : Dominique Platier-Zeitoun, 12 rue de Bourgogne, 75007, Paris, tel : 01 47 05 23 09 ;
ou à la lettre lacanienne, une école de la psychanalyse : Bertrand Gérard, 42 bd de la Bastille, 75012, Paris, tel : 01 43 47 25 10 ; bertrand-f.gerard@wanadoo.fr
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