dispositif des cartels
prochaine réunion
du portant des cartels
le sam. 14 juin à Paris

dispositif de passe
en commun
prochaine réunion
publique le 21 juin


Soirée librairie :
Erik Porge,
Des fondements
de la clinique psychanalytique,
le jeudi 19 juin au FIAP

la revue :
Cahiers pour une école


envoyer un e-mail
à la lettre lacanienne


Séminaires :

« élémentaires » topologie
Y. Diener, E. Porge, J.-M. Vappereau

« élémentaires » Lacan :
par Guy Lérès

Guy Lérès à Bordeaux :
le samedi 31 mai


Traduction/lecture croisée
des lettres Freud/Fliess
par Renate Sachse

Présence du réel en médecine
et en psychanalyse :
J.-P. Basclet


cours de topologie
de Jean-Michel Vappereau

"Littérature et psychanalyse"
Maryvonne Wastable et Rodrigo Toscano

Le désir de l'analyste
à Marseille : Jean Fortunato


Philippe Julien
"Lacan en marche"


+ Philippe Julien, conférence
sur "Les formations de l'inconscient"

l'atelier clinique


Bernard Roland
sur l'amour courtois

à Bordeaux : C. Drouet,
J. Premon,
J.-L. Meurant et M. Mesclier : L'aclinique analytique

Les fondamentaux
à Lyon : G. Hubé,
N. Bernard, B. Cathelin

et l'atelier de topologie
de Bernard Cathelin

G. Roquefort à Royan :
lecture des Formations de l'inconscient

en lien avec l'Ecole :
Nicole François sur le séminaire XI


Journal des cartels n°21


Le 5 avril à Bordeaux :
Le psychanalyste est-il sortable ?


Colloque sur la passe
des 6 et 7 octobre 2007




Contre la normalisation
Franck Chaumon, Roger Ferreri



"L'amour, celui qui ne serait plus", par Guy Lérès
in actes des XIèmes rencontres du CMPP d'Orly




statuts

bureau et CA

colloques

voisinages

page d'accueil

Archives :
Séminaires passés
2006
2007

ni statut ni ordre
pour la psychanalyse :
appel à signature

appel du site Oedipe.org

5 février 2006 :
Déclaration de l'Ecole
adressée au Ministère de la santé

en ligne : l'appel
du Manifeste pour la psychanalyse
et des documents sur les décrets





 




dates suivantes :

le 14 juin et non le 21 comme précédement annoncé, à l'ITP à 17h.
Les interventions, autour du noeud borroméen, seront précisées dans le journal n° 22.

Par ailleurs, une réunion du Portant des cartels avec Les Collectifs de travail de l’EPSF est prévue le 22 juin au CEASIL à 9h30. “L’homme Moïse et la religion monothéiste” sera interrogé par plusieurs participants de deux cartels. Voir le journal des cartels n° 22.


contact : Monique Cécile Drouet ; tél. 05 56 79 01 82.


Journal des cartels n° 22 (juin 2008)

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Le cartel
est un dispositif d’école proposé par Jacques Lacan lors de la fondation de l’EFP en 1964. Structure possiblement isomorphe aux formations de l’inconscient, il favorise la position du sujet et le savoir dont peut se supporter le psychanalyste.
Chaque cartel est formé de trois à cinq personnes qui se choisissent pour poursuivre un travail autour d’une question théorique ou clinique.
Ces personnes s’adjoignent « un en plus », qui s’il est quelconque est aussi une personne réelle qui représente la place du manque-à-savoir. Il facilite ainsi un certain mode d’identification dans le collectif, l’élaboration de chacun et son éventuel passage au public.
Chaque cartel choisit son rythme de réunion et ses modalités de travail. Son temps de fonctionnement est limité pour permettre à ses membres de se séparer et de former avec d’autres de nouveaux cartels.

Le portant des cartels témoigne de l’attention de la lettre lacanienne, une école de la psychanalyse à ce dispositif du cartel. En offrant un lieu d’inscription au travail de chacun, il constitue un appel à transmettre et permet rencontres et échanges à qui souhaite travailler en cartel, membre de La lettre lacanienne ou pas, d’une autre association ou pas.

Il est composé de (2+1) + 1
- deux sont tirés au sort parmi l’ensemble des cartellisants
- un membre du bureau
- les trois choisissent un « plus un »

Le portant des cartels est un lieu vide autour duquel tournent échanges et passages au public. Chacun peut solliciter le portant ou être sollicité par lui ou un autre cartel pour adresser son travail et rencontrer un public.

En lien avec le bureau de la lettre lacanienne, il organise régulièrement les journées des cartels et les réunions publiques du portant.

Il publie le Journal des cartels où sont collectées les différentes propositions de cartels, leur déclaration (thèmes de travail, nom des cartellisants) ou leur dissolution, enfin l’éventuelle avancée des travaux.

Avec le dispositif de passe en commun, cette organisation des cartels est aussi une mise en acte pour questionner le groupe, contrer la dispersion des associations et écoles de psychanalyse, offrir possiblement « quelques autres » pour de nombreux praticiens isolés. La notion d’école dépasse chaque association - école.

Sont à ce jour au portant des cartels :Jean-Paul Bucher, Monique-Cécile Drouet (pour le C.A.), Brigitte Lemérer, Santiago Nonini.

Monique-Cécile Drouet, janvier 2007.

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Journal des cartels n° 22

 

Le nouveau portant des cartels

À Paris, le 16 février 2008 était a priori la dernière réunion du portant en exercice depuis deux ans, constitué par Brigitte Lemérer , Santiago Nonini, Cécile Drouet (CA) et Jean-Paul Bucher (plus-un).
Un tirage au sort devait permettre son renouvellement, mais les aléas du hasard ont nécessité un deuxième tour à Lyon le 15 mars 2008, lors de la réunion suivante.

Le portant des cartels est  désormais constitué par Josette Digonnet, Colette Olczyk, Cécile Drouet (CA) et Guy Lérès (plus un).
Le renouvellement du portant est dissocié de celui du CA dont les membres occupent par définition des fonctions administratives. Celle du portant des cartels est ainsi « habitée » par plusieurs personnes successives ; elle marque le souci de l’association  de ne pas cesser de mettre l’école en chantier.

Le 16 février 2008, Cécile Drouet fait un rapide bilan des deux années passées et Jean-Paul Bucher approche le passage au public comme second tour du cartel.
    

     _Passage au public de plusieurs cartels tant à Paris qu’en province, les participants sont aussi bien des membres de La lettre lacanienne que de l’EPSF ou hors association.

  • Le séminaire La logique du fantasme
  • Le séminaire Les non dupes errent
  • Le séminaire Le transfert

                          4.  Architecture et psychanalyse

_Quatre réunions sont consacrées à une réflexion sur la fonction du portant et la structure du cartel comme dispositif d’école, deux questions sont plus particulièrement mises au travail :

                           *La fonction du plus-un et son rôle dans le nœud de la structure subjective, le cartel comme collectif troué.
                            *La singularité du cartel de passe qui inclue la mise en jeu du psychanalyste avec la lecture de l’acte analytique.

 

Jean-Paul Bucher

« Il a été question des différentes interventions de cartels adressées à un public d'école pendant ces deux ans. Comment la performance d'un seul porte le chiffre du tissage avec le travail des autres du cartel. Ce que fait bouger ce type de présentation pour celui qui s'y risque : levée de refoulement, entendre autrement ses questions ou les laisser tomber et s'en trouver déplacé. »

 

Annonces

Proposition de cartel

Philippe Borsi (Paris) souhaite travailler en cartel : « Lectures plurielles du séminaire L’identification ».
Tél. 06 33 13 74 66

 

Déclarations de cartels

 

_ « Atelier clinique »

Christine Chaumon, Yann Diener, Édit Mac Clay, Simone Wiener, Francis Hoffstein  (plus-un).

 

_ « Le moment de l’admission dans une école de psychanalyse »

Jean-Paul Bucher, Édit Mac Clay, Marie-Jeanne Sala, Simone Wiener, Jean-Louis Meurant (plus un)

 

_   « Recueil de questions et recherches » à partir du livre de Solal Rabinovitch,    La folie du transfert ;  lecture élargie aux notes ( Freud, Lacan..) en continuité avec le cartel sur la psychose ( Daniel Paul Schréber ).
 
Bonnemaison Odile, Chaumon Christine, Machet Catherine, Olczyk Colette, Chaumon Franck( plus-un).

 

Dissolutions

_ « Architecture et psychanalyse »

Yann Diener, Rainier Lanselle, Bernard Roland, Simone Wiener.

 

_ « Les Arts modernes et les sublimations »

Jean-Paul Bucher, Gilles courtois, Jeanne Drevet, Pascale Peuchmaur

 

 

Deux prochaines réunions du Portant des cartels

 

* Samedi 14 juin 2008 et non le 21 juin, à l’I.T.P. ( 83 boulevard Arago, 75014 Paris, de 17h à 19h ).

Intervention de Bertrand-François Gérard : « Algèbre des discours et nœud borroméen ».
Ce travail part d’un enseignement faisant « pousse » au cartel ( le séminaire Les non dupes errent) ; une question clinique tient ces deux bords.

 

*Dimanche 22 juin 2008 au CEASIL (4 rue Vigée-Lebrun, 75015 Paris, entrée B, salle11, de 9h30 à 12h30).

Demi-journée commune avec Les Collectifs de travail de l’EPSF :

Deux cartels travaillent autour de l’écrit de Sigmund Freud « L’homme Moïse et la religion monothéiste » Trois essais, 1939.
Plusieurs de leurs participants présenteront leurs élaborations, questionnements, points d’achoppements, etc…

_Josette Digonnet, Simon Lapuyade, Frédérique Saldes, Hélène Zarka-Duformentelle, Kamel El Yafi (plus-un).

_ Pierre Gorce, Françoise Meyer, Marie - Christine Nordez et Thérèse Reveillé (plus-un).

 

Monique-Cécile Drouet

7 juin 2008

 

 

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Journal des cartels n°20 et 21
Janvier 2008

C’est un débat particulièrement animé qui marque l’après-midi des cartels du 24 novembre 2007. À tour de rôle et en se répondant Bernard Roland, Simone Wiener et Yann Diener présentent un travail qu’ils mènent depuis mars 2005 avec Rainier Lanselle, autour et avec l’architecture et la psychanalyse via l’espace Moëbien. Ce travail présente la singularité d’un projet de publication dans une revue d’architecture : d'architecture

C’est l’interrogation de l’espace dans les œuvres de Freud et de Lacan qui a été le point de départ de ce questionnement sur l’architecture.

Bernard Roland choisit de travailler avec le rêve :

« Le rêve architecte c’est un peu comme l’amour médecin de Molière, c’est que le rêve construit suivant la métaphore architecturale de la construction psychique, mais aussi avec des éléments, des images d’architecture. C’est ce que j’essaie de montrer par une lecture du livre de Freud sur les rêves, Die Traumdeutung, l’interprétation des rêves. Cette référence architecturale du rêve renvoie à une conception de l’espace qui interroge Freud, et qui n’est pas l’espace euclidien, ce que reprendra et développera Lacan à partir de la bande de Moebius.
Mais aussi, je pense que les architectes ont à voir avec le rêve dans leur tentative de créations de formes nouvelles, d’espaces nouveaux, de villes nouvelles utopiques ou réelles et qu’il peut y avoir « Une folie de bâtir(1) » qui n’exclut pas de construire des folies. »

Simone Wiener questionne « Constructions dans l’analyse (2) » :

« C'est à partir de cet article de Freud, que j'ai réfléchi sur un lien possible entre psychanalyse et architecture .  Ce terme de constructions peut-il relier un aspect du champ de la psychanalyse à celui de l’architecture? J’avancerais quelques questions : Que signifie cette notion de construction pour Freud et aujourd’hui pour les psychanalystes ? S’agit-il d’une notion pouvant avoir une pertinence pour une réflexion sur l’architecture? De façon plus générale, le savoir issu de la psychanalyse peut-il apporter un éclairage au travail de l’architecte ? On parle d’intérieur à propos du chez soi et d’intériorité à propos du soi. Ce rapprochement est-il toujours d’actualité avec Lacan, puisqu’il conçoit  le sujet comme une surface soumise à une série de plis et de torsions , comme le sont la bande de Möbius ou d’autres objets topologiques ? L’architecture peut-elle être mise en parallèle avec l’inconscient dans la mesure où, comme ce dernier, elle serait structurée comme un langage? »

Yann Diener prend le parti « de tenter d’articuler des citations de Lacan et des propos d’architecte » :
 
« Habiter, rêver, parler aujourd'hui : architecture et psychanalyse.
J'ai isolé des propos d'architectes sur des questions que se posent également les psychanalystes (habiter l'espace, habiter son corps, habiter le langage).
J'utilise ici la méthode propre à Walter Benjamin, qui avait composé son livre Passages en articulant des citations, dans un montage qui visait à se passer de tout commentaire. Projet que Hannah Arendt avait ainsi commenté :
« le principal du travail consistait à arracher des fragments à leur contexte et
à leur imposer un nouvel ordre, et cela de telle sorte qu'ils puissent s'illuminer
mutuellement et justifier pour ainsi dire librement de leur existence. » (...) « Chez Benjamin, citer c'est nommer, et c'est ce « nommer » plutôt qu'un
« parler », le nom et non la phrase, qui portent au jour la vérité (3) ». »

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(1)La folie de bâtir, Bernd H Dams et Andrew Zega, Flammarion.
(2) S.Freud, Constructions dans l'analyse, dans Résultats, idées, problèmes,  P.U.F., 1985, trad.  J. Laplanche, p 271
(3) Hannah Arendt, Walter Benjamin 1892-1940 (1955), Paris, Gallimard, 1974 ; Editions Allia, 2007, pp. 104 et 106.

 

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Le 15 décembre 2007, une réunion publique du portant questionne sa pertinence, la façon dont chacun(e), l’utilise, se l’approprie.

Sa structure, l’offre qu’il constitue tente de permettre à qui le souhaite de participer au pari fragile d’un collectif d’écoledécalé des associations.
Ce pari qui repose sur un faire-savoir des cartels auprès du portant _ leur déclaration, l’information de leur dissolution, etc._ est de plus en plus précaire. Le nombre de cartels s’amenuise, très peu sont déclarés. Quid ?
Jean-Paul Bucher souligne qu’il peut y avoir des cartels dans plusieurs dispositifs : cartels de passe, cartels d’admission, cartels de travail. Inscrire un cartel n’est pas un engagement à faire savoir.
Bertrand Gérard interroge ce désir de rejoindre une association-école, pourquoi ce choix ? 

Bernard Roland nous envoie un texte qui prolonge ce questionnement :

« Dans la dernière réunion du portant des cartels est venue la question de l’origine de cette réunion et de cette dénomination de portant des cartels. C’était un peu dans le fil de la dernière réunion avec notre cartel sur l’architecture puisque ce mot de « portant » est un terme d’architecture s’appliquant plutôt aux décors de théâtre, mais pouvant aussi désigner des structures architecturales porteuses de façade ou de balcons comme les Cariatides ou les Atlantes.
Le portant des cartels est en effet issu d’une réunion plutôt informelle qui s’appelait les samedi de l’APEP ou quelque chose comme ça et où l’appellation Cariatides du vide avait surgi pour  essayer d’en définir l’objet.
Cariatides du vide, portant, quelque chose autour du signifiant porter a été maintenu mais le vide n’est plus présent d’emblée. Cette discussion autour de ces signifiants a amené Jean-Paul Bucher qui est à l’origine du portant à parler de bordant, bordant des cartel, ça serre un peu plus me semble-t-il la question du vide en même temps que ça appelle la contrepétrie. En effet je me suis rappelé au cours de cet échange que j’avais une certaine nostalgie de ce lieu vide, et ce qui me l’a rappelé fut une intervention à propos de la présence systématique d’un membre du CA vécu comme responsable, portant du portant. Cette présence est-elle à l’origine d’une présence moins active des membres tirés au sort, a-t-elle un rapport avec le peu de déclaration de cartellisants, c'est-à-dire un évitement lié à un vécu de la procédure sur un versant, administratif, officiel ?. Il a même été évoqué des cartellisants qui voulaient déclarer leur cartel, mais pas leur nom.
Autant de questions à reprendre quand au fonctionnement des cartels. Pour ma part je n’ai jamais ressenti la procédure glisser au procédurier même si dans le temps de la mise en place du portant, le cartel dont je faisais partie se questionnait surtout sur le plus-un, la plus-une personne, et que la création du portant avait eu un effet de précipitation. »


Annonces

 Appel à cartel :

 Anne-Gaëlle Burban aimerait constituer ou participer à un cartel sur le thème suivant : « agencement(s) de la duperie ».
 Mail : burban.annegaelle@neuf.fr
Lieux : Périgueux, Limoges ou Paris.


Déclaration de cartel :

« Constitution d’un cartel de topologie : le faux-trou et le retour au tore ( lecture du Séminaire de Lacan). Griselda Bazan, Pierre Leroy, Roland Meyer, Gisèle Sabatier, Jeanne Lafont (plus-un). »


Dissolution :

« Avec le départ de Yannis Dimopoulos pour la Grèce où il s'installe, nous avons décidé la dissolution du cartel sur la lecture du séminaire de Lacan: Le Transfert. »
Participants: G. Capogna-Bardet,Y. Dimopoulos, C. Holl, V. Meneghini, G.Roquefort.
  


 

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Journal des cartels n° 19
29 août 2007

La succession de cinq brèves interventions marque la journée des cartels du 23 juin 2007, à Paris.

Catherine Holl participe avec Ghislaine Capogna- Bardet, Yannis Dimopoulos, Véronique Ménéghini et Geneviève Roquefort à un cartel sur le séminaire de J. Lacan : « Le Transfert ».
Elle présente, ce jour, une question qui a fait débat : Quid de la « compréhension » de l’analyste ?... Celle-ci serait toujours compréhension de la demande... L’interprétation précoce, singulièrement lors d’une demande orale, peut obturer la dimension du désir et fermer prématurément une analyse.

Quatre autres petits exposés tentent de serrer le cartel de passe, ses caractères singuliers, sa pertinence comme troisième terme - à la place du jury - dans le dispositif de passe. Ce travail prépare le colloque sur la « Proposition sur le psychanalyste de l’École en 2007 »

- Guy Lérès rappelle l’historique du dispositif mis en place par Lacan : C’est un jury d’agrément qui doit éclairer le passage de l’analysant à l’analyste, c.a.d. la passe « où se résout une psychanalyse didactique ». A cette époque, AE est clairement un titre, les premiers AE ont été désignés par Lacan ; ceux « nommés » ultérieurement par la passe devaient subvertir les précédents. Aujourd’hui l’idée d’un cartel pour entendre les passes ne s’est pas transmis à toute la diaspora ; par ailleurs, s’il fait partie de la procédure de telle association ou École, son mode de constitution peut annuler les points vifs de sa structure...

- Brigitte Lemérer fait un parallèle entre l’acte analytique et le cartel de passe : si tout acte n’est que figure incomplète de l’acte analytique en ce qu’il inclut une lecture de cet acte, peut-on avancer que le cartel de passe développerait une figure complète de tout cartel en ce qu’il doit, au-delà du produit propre à chacun, reconnaître le produit commun de son travail (nomination ou non d’un AE) ?

- Jean-Paul Bucher avance que « si la différence fondamentale entre cartel de travail et cartel de passe est la mise en jeu "du psychanalyste" dans ce dernier, la participation à un tel cartel entraîne et entraînera après-coup une interrogation ouverte et renouvelée sur la fin de l’analyse. Cette réflexion s’inscrit dans une interrogation sur l’évolution, à partir de 1974, de la recherche de J. Lacan à propos du symptôme et des conséquences que l’on peut en tirer sur le terme d’une psychanalyse. »

- Cécile Drouet s’étonne de l’hétérogénéité paradoxale du dispositif de passe en 1967. J. Lacan appréhende l’expérience de l’acte analytique avec une procédure qui « évalue » par un jury « sélecteur » la division du sujet et sa cause approchée par les passeurs…
La formalisation du dispositif du cartel en 1975 précise l’ « un en plus » qui rejoint à ce moment de l’enseignement de J. Lacan l’idée de la 4ème consistance, celle « du nom du père qui supporte le symbolique » ou encore celle du symptôme qui noue les trois anneaux séparés de la structure du parlêtre. Le célèbre « se passer du père à condition de s’en servir » serait-il homogène avec « le savoir y faire avec son symptôme », dernière version de la fin de la cure pour J. Lacan ?



Propositions de cartel

- Nicole François aimerait constituer ou participer à un cartel sur le thème de la désignation des passeurs. Tèl. : 01 45 88 34 62.

- Marie Lionnet (Aix en Provence) souhaite travailler la question de la psychanalyse et des mathématiques. Tèl. : 06 62 42 26 26 ; lionnet_marie@yahoo.fr

Le Portant,
29 août 2007

 

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réunion du samedi 15 décembre 2007 :

Pourquoi le portant ?

 Le portant est un dispositif décentralisé que la lettre lacanienne, une école de la psychanalyse s’est donné pour soutenir l’expérience des cartels.
.
 Lieu vide, il offre à qui le souhaite, membre de la lettre lacanienne ou pas, d’une autre association ou pas, la possibilité d’adresse de son travail, de rencontres, d’échanges entre pairs. Il peut permettre à chacun d’ "œuvrer " pour un collectif d’expérience, un collectif d’école décalé des associations…
Sa constitution : (2+1) + 1, soit 2 membres tirés au sort parmi l’ensemble des cartellisants, un membre du CA et un plus-un choisi par les trois précédents, « met en scène » une tentative de passerelle entre l’associatif et l’analytique.

Un pari repose sur un faire-savoir des cartels auprès du portant : leur déclaration qui cerne les termes des questions mises au travail et comprend les noms de ceux qui les soutiennent, l’information de leur dissolution ; de façon que ce travail trouve éventuellement un public, que d’autres s’y intéressent, l’interrogent.

Ce pari est très fragile et jamais acquis.

La réunion publique du portant, le samedi 15 décembre 2007, tentera de reprendre ces questions.

J-P Bucher, C. Drouet, B. Lemérer, S. Nonini

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Journal des cartels n°18
10 juin 2007

 

Le 5 mai 2007 à Aix en Provence, un cartel sur le séminaire « Les non dupes errent » _ Françoise Delbos, Héléna D’Élia, Bertrand Gérard, Dora Yankélévich, plus-un : Claude Lemérer _ permettait de réunir la demi- journée des cartels du Portant de la Lettre lacanienne, une école de la psychanalyse à la séance de préparation du colloque 2008 de l’École de psychanalyse Sigmund Freud : « L’Oedipe aujourd’hui ».
C’est avec beaucoup d’attention et d’intérêt que nous avons écouté les interventions de Françose Delbos et de Bertrand Gérard. Chacun à sa manière tenta d’attraper cette idée du réel comme dit-mansion, ce réel qui touche au langage et que l’écriture intègre.

La première s’appuya sur un texte de Beckett : « Cap au pire ». Elle ne peut le lire, seulement l’entendre, porté par la voix de l’acteur. Si le séminaire « Les non dupes errent » permet à Lejeune de comprendre Leiris ; « Cap au pire » permet à Françoise Delbos d’avancer dans Les non dupes errent « pas à pas, cahin-caha, clopin-clopant, entre le pas lisible et le pas bien compris ... ». À l’horizon , c’est l’éthique de la psychanalyse qui est en jeu : « coller au savoir inconscient, être dupe de la structure ».

À l’aide de sa lecture du séminaire et de l’écriture du noeud Bo, le second questionna notre « malaise contemporain » :

« Mon intervention à Aix sur ou à partir d’un travail de/en cartel sur les non-dupes errent, porta sur les effets collatéraux de cette lecture qui me conduisirent aux questions suivantes :
- Des Noms du Père aux non-dupes errent s’impose moins (pour la lecture que j’en ai fait) le constat d’une reprise que celui d’une discontinuité dans la question du père introduite par l’invention de l’objet a et l’écriture du nœud Bo.
- En découle ou s’en impose le remaniement de l’articulation entre science et religion.
- S’en est engagé pour mon travail un questionnement du sujet de la science contemporaine qui tend à considérer la division subjective comme une faille ou un bug réductible par le savoir (ici les connaissances ou les acquis) scientifique et technique.
Enfin s’ouvrit la question qui est celle de cette nouvelle forme de pandémie identitaire (ethnique, raciale, religieuse etc.) qui m’est apparue à partir de la lecture de ce séminaire liée à l’arrimage (nouage) du discours de la religion à celui de la science contemporaine. »
B. Gérard

Ces interventions seront diffusées dans C'es, le bulletin interne de La lettre lacanienne et publiées dans Carnets de l’EPSF.

 

Chronique
par Jean-Paul Bucher

Ces remarques tournent autour du passage au public (journées des cartels) de travaux issus des errances et recherches dans les cartels eux-mêmes.

Ce passage pourrait être « une production » qui serait ouverture et inviterait chaque un du public à y contribuer
Si la prise de parole est l’énonciation d’un seul, les autres cartellisants peuvent intervenir dans un ton voisin de celui qui présida à l’échange antérieur à l’intérieur du cartel. Ce pour inviter l’assistance à se tenir au plus prêt, à s’engager dans ce qui, dans ce temps, se cherche.

Les dites interventions ne seraient pas des travaux présentés comme finis mais des points de questions (personnels et qui ont fait l’objet d’une discussion dans le cartel), des appels à participer à une élaboration en train de se faire.

 

Annonces

Dissolution
Le cartel qui travaillait sur le séminaire « La logique du fantasme » _ Maurice Alfandéri, Jean-Paul Bucher ( plus-un ), Vincent Clavurier, Françoise Édighoffer, Mercedes Toscano, Rodrigo Toscano _ s’est dissous.

Proposition de cartel

Marie Lionnet ( Aix en Provence ) souhaite travailler la question de la psychanalyse et des mathématiques.
Tèl. 06 62 42 26 26 ; lionnet_marie@yahoo.fr

 

 

 

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Journal des cartels n° 17

8 avril 2007

 

Déclaration de groupe de travail
Art contemporain et psychanalyse : création et invention, sublimation et sinthôme. Jeanne Drevet, Pascale Peuchmaur, Gilles Courtois et Jean-Paul Bucher.

Le18 mars 2007 à Paris, nous avons écouté avec beaucoup de plaisir et d’intérêt les interventions de Vincent Clavurier et de Jean-Paul Bucher. Ceux-ci participent avec Maurice Alfandari, Rodrigo Toscano, Mercedés Toscano et Françoise Édighoffer à un cartel sur le séminaire « La logique du fantasme ».

Vincent Clavurier éclaira et questionna « l’aliénation » à partir du « cogito », Jean-Paul Bucher « relut » les trois sublimations freudiennes et montra le « bouleversement » introduit par Lacan : la sublimation implique la castration. Cependant la dernière hypothèse freudienne ne semble pas sans prolongement lacanien.

Résumés :

Les sublimations, par Jean-Paul Bucher

La sublimation semble nécessaire à la création mais ne l’explique pas. « Les fonctions artistiques nous restent psychanalytiquement inaccessibles. » (Freud 1910)

En 1910, Freud présente la sublimation comme un destin particulier des pulsions qui exclue le refoulement. Celles-ci suite à un empêchement changent de cible.
A partir de 1920, il institue une dérivation qui change la nature de la pulsion. La libido objectale doit devenir narcissique. Il y a alors désexualisation de la pulsion qui peut investir les champs culturels.
Par rapport à ce montage Lacan(1966/67) introduit un bouleversement. Dans ses coordonnés, il n’y a pas de continuité possible entre l’autoérotisme et l’acte sexuel. La sublimation implique aussi la castration, il n’y a pas de désexualisation. En rupture avec l’activité pulsionnelle, il pose la notion d’acte. La sublimation implique de s’apercevoir de ce qui manque. C’est à l’aide de ce manque que peut se construire une oeuvre qui consiste à retravailler incessamment ce manque. On peut parler d’acte créateur.

En 1938 Freud avance que la création artistique peut surgir d’un rapport particulier « entre le matériel inconscient et son élaboration pré-consciente. » Il me semble que Lacan prolonge cette hypothèse(1975/76.) Il repère que l’artiste déjoue, grâce à l’artifice de son art, la vérité qui s’impose au symptôme. L’artiste n’a pas à prendre en compte la dimension inconsciente ni celle du savoir qui peut en être inventé mais il sait y faire et crée quelque chose de connexe de façon telle « qu’il n’y ait rien à faire pour l’analyser. »

Travail à poursuivre. Suites autrement lacaniennes( par rapport à l’objet a – relations sublimation/sinthome.)

 

L'aliénation dans le séminaire La logique du fantasme: une négation du cogito ?
par Vincent Clavurier

Cette présentation est issue du travail mené en cartel sur le séminaire La logique du fantasme avec Maurice Alfandari, Jean-Paul Bucher (plus un), Françoise Edighoffer, Mercedes et Rodrigo Toscano.

L'objet de ma recherche est la formule de l'aliénation, « ou je ne pense pas ou je ne suis pas », établie par Lacan dans le séminaire La logique du fantasme (1966-1967). Cette formule a son importance puisque Lacan la présente le 14 décembre 1966 comme capable rien de moins que de « donner un statut structural à l'inconscient » et de servir de « point de cristallisation au sujet de l'inconscient ». Elle est issue du cogito cartésien dont elle reprend les termes (« je pense », « je suis ») selon un type de transformation que j'ai tenté d'élucider: en construisant conformément à la logique propositionnelle les tables de vérité de ces formules (le cogito et sa négation, le « je pense et je suis » et sa négation, l'aliénation), on peut montrer que l'aliénation est identique à la négation du « je pense et je suis » mais que cette dernière formule n'est pas identique au cogito, qui est une implication et non une conjonction. Cela peut également être montré au moyen de formules et de diagrammes appartenant à la théorie des ensembles.

Dés lors, s'ils ne sont pas négation l'un de l'autre, il s'agit de savoir comment on peut situer l'aliénation par rapport au cogito. Si Lacan semble parfois désigner comme négation la transformation du cogito qui est en jeu, il est très prudent lorsqu'il le fait, mettant en question le sens du « ou » et du « ne pas » tels qu'ils sont utilisés dans la formule de l'aliénation. Le plus souvent, il parle d'une traduction du cogito, d'un envers ou de l'inverse du cogito, voire d'un nouveau cogito. Pourquoi ne pas nier explicitement le cogito? D'abord parce qu'il me semble que la formule cartésienne est trop puissante: quelques exemples peuvent en montrer le caractère inexpugnable (le monologue d'Harpagon, la chanson Mon dernier bal de Renaud, les propos du meurtrier de deux inspecteurs du travail). On peut mettre le cogito en crise mais pas le nier: le fond sur lequel il se déploie est un réel, la mort. De plus, ce qui intéresse Lacan est moins de réfuter le cogito que de forger l'aliénation comme une formule qui disjoint les deux termes en jeu – « je ne pense pas » et « je ne suis pas » – pour produire un savoir inédit sur le sujet de l'inconscient. C'est dans ce dessein qu'il a recours au demi-groupe de Klein présenté dans le séminaire. L'intérêt de ce groupe ou quadrangle est notamment de dissocier le ça et l'inconscient.

Une portée clinique de la formule de l'aliénation est de s'opposer à une conception de la cure où le sujet en analyse parviendrait à se compléter d'un savoir sur lui-même, dans un mouvement finalement assez comparable au cogito. Or ou je ne pense pas ou je ne suis pas, il y a là une division qui n'est pas dépassable autrement que par un « se savoir divisé ». Cette conception d'une cure qui produirait un savoir-qui-complète peut se retrouver il me semble si on radicalise la thèse lacanienne du fantasme comme « axiome » en considérant la cure comme un mouvement de construction d'un fantasme « de plus en plus pur » (Jacques-Alain Miller). Fixer comme visée de la cure la construction du fantasme le plus pur, que le sujet pourrait dire à la fin, n'est-ce pas en effet contrevenir à ce que révèle la formule de l'aliénation et que François Balmès nomme « l'impossible de la réunion du sujet et du savoir » ? Je continue de travailler sur cette question et sur les éléments précédemment (et trop vite) évoqués.

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Journal des cartels n° 16
12 février 2007

 

Le 27 janvier 2007, la réunion publique du portant continuait à Paris celle initiée à Bordeaux en décembre.
Quid du cartel comme structure pouvant répondre de la clinique analytique ?

Les expériences mystiques ou artistiques peuvent aussi permettre d’approcher le réel du sujet, ainsi le dernier livre de Catherine Millot La vie Parfaite fait-il d’une certaine façon transmission de leur modalité. Ces expériences sont parfois connexes à la praxis analytique.

À quel moment est-on dans un dispositif de cartel ? Comment repérer ce moment ? Quelque chose bascule quand l’objet scientifique cède la place au désir de quelqu’un, a contrario le cartel s’éteint quand cet objet « s’illumine ».

La production est du côté de l’effet produit sur chacun pendant la durée du cartel mais aussi dans l’après coup ; cette production peut-être un écrit, mais pas seulement. La nomination de l’AE peut marquer la fin d’un cartel de passe.

Autour de « l’un en plus » :
A priori, le groupe de travail vire au cartel en fonction de ce trait de structure qui permet l’ouverture d’une place. Le « plus un » n’est en aucun cas un sujet supposé savoir, il se fait le support d’une fonction du manque à (a) savoir, il est un « moins un ». Daniel Sibony _ Lettres de l’ École Freudienne de Paris n°18_
démontre à l’aide des mathématiciens et de leur travail avec la mathématique que « l’un en plus » fait un trou et fonctionne au titre d’un « moins un ».

Quand un cartel a fonctionné, les liens tissés sont très forts et peuvent aller au-delà des « pulvérisations » d’école !


Déclaration de groupe de travail ou cartel (*) :

Lecture du séminaire « Le transfert »

Ghislaine Capogna-Bardet, Yannis Dimopoulos, Catherine Holl, Véronique Ménéghini, Geneviève Roquefort.

Ce travail a commencé depuis un an, il est aussi inscrit à l’EPSF.

(*) Cette double dénomination de groupe de travail et de cartel renvoie aux réunions précédentes du Portant.  La présence de la "plus une personne" fait partie de la structure du cartel, elle ne le garantit pas bien sûr !


Propositions de cartel

- Hyacintha Lofé :
« Suite aux interrogations et travaux autour de la clinique analytique et de sa transmission, nous constatons que cette question continue à se poser de façon récurrente.

D’ailleurs, de quoi s’agit-il lorsque sont évoqués les termes de « clinique »,
« malades », « patients », « clients ». Quels sont les signes, les signifiants qui les traversent ?

Je souhaiterais aujourd’hui travailler cette question dans ce qui pourrait devenir un cartel.
Peut-être cela permettrait-il de poser ne serait-ce qu’un jalon pour avancer un peu sur cette difficulté que pose le passage au public de la psychanalyse ?

J’adresse cette proposition de travail à ceux qui partageraient ce questionnement ». H.L. Tèl. 01 48 05 36 70, 06 61 81 49 02.

- Valérie Grégoire est très « tentée » par l’expérience du cartel ; les thèmes du masochisme, du féminin ou de la répétition l’intéressent plus particuliérement : valerie.greg@free.fr

- Nathalie Sibony souhaiterait travailler sur le séminaire l’Acte analytique : nathaliesibony@wanadoo.fr

 

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Journal des cartels n° 15
15 janvier 2007

La réunion publique du portant des cartels à Bordeaux interrogeait le cartel comme dispositif d’école.
À quelles conditions un petit groupe peut-il répondre de la clinique analytique ? À quelles conditions un petit groupe peut-il tenter de ne pas éviter l’insupportable du réel ? À quelles conditions un petit groupe peut-il être « formateur », donner place au sujet et favoriser la transmission, l’invention du savoir dont se supporte le psychanalyste ?

Le débat animé, séria trois ordres de questions :

1 Le cartel ne se commande pas, il est régi par le pari et ne s’appréhende que dans l’après-coup. Là, il y aura eu cartel ou pas.
Un groupe peut se transformer en cartel à venir à partir du moment où la question du « plus un » se pose...
Le cartel déplace la chefferie, l’unien ; il est traversé par « du désir de l’analyste. »

2 La constitution d’un cartel peut prendre divers aspect. Elle peut partir entre autres d’un groupe de travail créé autour d’une question, tel effet de discours permet qu’un bout de savoir passe de l’un à l’autre et peut ouvrir sur un cartel. Il peut aussi apparaître important aux participants d’un groupe que qq chose lâche, et que l’appel à un « plus un » s’impose.

3 La « plus une » personne

Elle introduit un « porte- à- faux » dans un “groupe de copains” ; elle dépossède ceux qui ont porté le projet du groupe. Elle accepte de prendre la question et de la poser au plus près de son manque, favorisant ainsi l’énonciation de chacun. Elle permet que qq chose se noue et s’adresse. La fin du cartel peut se repérer à la reprise d’un certain ton « copain ».
Le « porte-à-faux » écarte, il est appel au savoir, à l’invention, chacun doit y mettre du sien, c’est une position qui, une fois creusée, peut tourner.

Le cartel de passe porte d’une certaine façon le dispositif du cartel à l’incandescence, il fait surgir la « différence absolue » au sein de chacun qui se met au travail depuis son propre petit bout de savoir.

Au-delà de la cure, c’est par les dispositifs d’école, par la clinique analytique que quelque chose est subjectivable du savoir de la théorie, d’un rapport singulier au savoir .

La prochaine réunion publique du portant aura lieu le samedi 27 janvier 2007 à 14h30 à l’I.T.P. 83, boulevard Arago, 75014 Paris.

Cette rencontre poursuivra la réflexion initiée à Bordeaux.

 

 

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Journal des cartels n°14
6 septembre 2006

Au cours de la demi-journée des cartels du 13 mai 2006, organisée par le cardo de l'Ecole de Psychanalyse Sigmund Freud et le portant des cartels de "la lettre lacanienne, une école de la psychanalyse" nous avons eu le plaisir d’entendre quatre interventions. Elles prenaient appui sur trois cartels l’un d’eux dans l’après-coup de sa dissolution :
Jean Fortunato, a intitulé son propos : "De l'institution à la dissolution : pertinence d'un dispositif de cartel". Ce cartel : "Psychanalyse et institution", réunissait Jean-Pierre Thozet, Alain Junod, Lucrèce Lucciani, Daniel Vergeron, Kamel El Yafi et Jean Fortunato comme Plus-un, il a arrêté son travail en septembre 2005,

L’intervention suivante, de Josette Digonnet, intitulée : De la lettre au démenti : "Un trouble de mémoire sur l'Acropole" prenait appui sur le travail du cartel : "La lettre en psychanalyse" réunissant Josette Digonnet, Frédérique Saldès, Simon Lapuyade, Eric Castagnetti, et Hélène Zarka-Duformentelle en place de Plus-un.

Le cartel suivant : "Logique discursive". Laurence Brisbarre, Marie-Noëlle Vandevelde, Ursula Meyer-Lapuyade, Marie-Ange Baudot-Gérard, Plus-un : Guy Lérès, a présenté deux interventions :
Marie-Noëlle Vandevelde : L'articulation des quatre discours.
Ursula Meyer-Lapuyade : La logique de la répétition.

Nous remercions les intervenants pour la richesse de leur travail reçu par un public ouvrant sur l’extérieur des deux écoles.

Un numéro des carnets de l’EPSF rendra compte de ces travaux.

Le portant des cartels :
Brigitte Lemerer, 01 42 41 58 40 ; blemerer@aol.com
Santiago Nonini, 06 85 93 01 22 ; santnonini@laposte.net
Marie-Ange Baudot-Gérard, 01 48 00 08 68 ; baudot.marie-ange@wanadoo.fr
Jean-Paul Bucher, 01 43 14 93 22 ; jp.bucher@noos.fr

Propose : UN LIEU POUR INSCRIRE SON TRAVAIL

Y inscrire son travail c’est accepter que par ce truchement, qu’est le portant des cartels, puisse se faire savoir à d’autres cartellisants et aux membres de la lettre lacanienne, une école de la psychanalyse l’intitulé de l’énigme qui met le cartel, donc celles et ceux qui le composent, en route.

Ce faire savoir peut ouvrir sur deux éventualités, mais rien d’automatique.
-celle de solliciter vous-mêmes le portant pour rencontrer un public afin d’exposer l’état provisoire de votre travail et attendre de ce public un retour pertinent qui pourrait vous déplacer, relancer autrement votre recherche.
-celle de pouvoir être sollicité par un autre cartel ou le portant qui demanderait votre accord pour que vous exposiez l’avancée de vos questions et les mettiez en discussion, en liaison avec tel point qui fait actualité ou telle convergence de réflexion.

Le portant des cartels est un lieu vide autour duquel peuvent tourner ces échanges et ces passages au public. En lien avec le bureau de la lettre lacanienne, une école de la psychanalyse, il se charge du support organisationnel.

Pour ouvrir ces possibilités, il est souhaitable que les cartels fassent connaître au portant le sujet de leur mise au travail et le moment de leur dissolution.

Chaque cartellisant peut donner ses coordonnés pour recevoir le journal des cartels, être invité aux après-midi du portant et aux journées des cartels.

L’organisation de ce type d’échanges voudrait faire contrepoint à la dispersion des associations et écoles de psychanalyse et l’absence de « quelques autres » pour de nombreux praticiens isolés. Il souligne que la notion d’école dépasse chaque association-école et peut servir de portant pour un temps d’école qui n’appartient à personne.

Annonces de cartels :
Le cartel « Sur le séminaire "Les non-dupes errent" » déclaré à l’EPSF travaille depuis un an et réunit Dora Yankelevitch, Héléna D’Elia, Françoise Delbos, Bertrand-F Gérard, et Claude Lemerer comme Plus-un.
Il s’inscrit à « la lettre lacanienne, une école de la psychanalyse »

Dissolutions
Le cartel : " logique discursive" , qui réunissait :
Laurence Brisbarre, Marie-Noëlle Vandevelde, Ursula Meyer-Lapuyade, Marie Ange Baudot,
Plus-un : Guy Lérès, cartel inscrit à la lettre lacanienne et à l’EPSF, a arrêté son travail et s’est dissout en juin 2006.

Le "cartel sur la clinique" : Erik Porge, Hyacintha Lofé, Marie-Ange Baudot, Pierre Leroy, Simone Wiener, s’est dissout en juillet 2006.

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Journal des cartels n°13
22 mars 2006

L’après-midi du samedi du portant le 4 mars 2006 nous a permis d’entendre Rodrigo Toscano déplier les questions que posent la transcription des séminaire de Jacques Lacan, dans sa version officielle parue au Seuil, mises en perspective avec la traduction du séminaire en espagnol. Cette intervention s’est poursuivie d’une discussion sur la façon de considérer le passage de l’oral et l’écrit et l’interprétation inévitable, différemment assumée, qu’entraîne dans son fil cette opération. Rodrigo Toscano nous communique le texte bilingue, en français et en espagnol support de son intervention.

Laurence Gaillard nous a introduit à des pistes de réflexion nourries du travail qu’elle a effectué au niveau du portant. Quel type de savoir est mobilisé par les rencontres des samedis du portant. Qu’est ce qui est transmis à travers la rédaction du journal des cartels comme reste ou réel des discussions ?

Nous avons ensuite procédé au renouvellement du portant des cartels par tirage au sort de dix noms avec un ordre de succession. Brigitte Lemerer et Santiago Nonini ont accepté de constituer le nouveau portant, Marie-Ange Baudot-Gérard reste en tant que membre du CA jusqu’au renouvellement du bureau, Jean-Paul Bucher a accepté d’être le plus-un.

Ce tirage a posé la question d’un cartel dont l’arrêt venait d’être annoncé, d’un autre dissout quelques mois plus tôt. Les échanges à ce propos nous ont conduit à proposer aux cartellisants membres de l’école qui le souhaitent de demander à faire partie du tirage au sort. Si le travail du cartel s’est interrompu dans les quelques mois précédents le renouvellement du portant, ce temps est trop court pour pouvoir constituer un autre cartel. Les cartellisants qui ne sont pas membres de l’association seraient inclus dans l’école par leur travail sans pour autant appartenir à l’école, l’arrêt du cartel mettant un terme provisoire à cette inclusion.

Deux cartels ont cessé leur travail sans que la dissolution n’ait été annoncée. Nous pensons que le temps d’élaboration, nécessaire entre l’arrêt du travail et la prise en compte puis l’annonce de la dissolution, doit être compris comme un temps nécessaire et propre au cartel.

Annonce de dissolution :
Les membres du cartels : À partir du séminaire « L’identification », Bertrand-F Gérard, Elise Champon, Philippe Bagarry, Marc Ruellan, plus-un : Françoise Samson ont annoncé avoir interrompu leur travail.

 

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Journal des cartels n°12

La rencontre des cartels du 29 janvier nous a donné l’occasion d’entendre des membres de l’association « Psychanalyse en Chine » rendre compte de leur expérience de transmission de la psychanalyse dans ce pays. La question de la traduction donne au dispositif un relief particulier. Le transfert est ainsi mis en évidence pendant la présentation de malade quand ce dernier s’adresse à l’analyste plutôt qu’au traducteur. Du traducteur à l’interprète, l’écart d’un tiers supplémentaire éclaire le traçage d’une langue à l’autre. La topologie en favorise le passage. Le texte de Freud sur Schreber invite à l’écriture en plusieurs langues.
(cf. www.psychanalyse-en-chine.net)

Deux membres du cartel « Le président Schreber avec Jacques Lacan » (Membres du cartel : Colette Guillo, Odile Bonnemaison, Anne Carrau (partie en septembre 2004), Christine Chaumon et Liliane Fredenucci) nous ont parlé de leur travail. Christine Chaumon nous a convié à une lecture croisée de plusieurs textes : Celui de Freud sur Schreber, le livre de Schreber, le séminaire III de Lacan : « Les psychoses », le texte des « Écrits » : « D’une question préliminaire à tout traitement possible de la psychose » et un article de Lacan de présentant le livre de Schreber dans l es « cahiers pour l’analyse ». Le dépliement et le passage du schéma R au schéma I apporte des perspectives très riches. Christine Chaumon va faire circuler son intervention dans le bulletin de préparation des journées d’école et il sera publié dans « les cahiers pour une école ». Colette Guillo a poursuivi en nous invitant à une réflexion sur la clinique du sujet à l’adolescence.

La prochaine rencontre aura lieu samedi 4 mars. Cette demi-journée sera l’occasion de deux interventions :
- Rodrigo Toscano nous parlera de la transcription et la traduction d’un séminaire de Jacques Lacan à partir d’un travail de cartel :
« Transcription et traduction portant sur les séances de mai et juin du séminaire XI : Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse. » Les membres de ce cartels sont : Cristina Fontana, Érik Porge, Graciela Strada, Rodrigo Toscano, Maria José de la Viña.
- Laurence Gaillard nous invitera à partager sa réflexion sur l’expérience du portant.

Nous procéderons au renouvellement du « Portant des cartels » par tirage au sort parmi les membres des cartels inscrits à la lettre lacanienne, une école de la psychanalyse, pour retenir deux noms.

Une rencontre du « samedi des cartels » a eu lieu le 17 décembre 2005. Nous avons évoqué la question du nom » samedi des cartels » et les confusions possibles avec les journées des cartels. Nous réfléchissons à un intitulé qui rende compte de façon plus précise du contenu et de la visée de ces réunions : « À propos du travail de cartel », de cartels constitués ou en visée de constitution, ou « le portique », afin de mettre en relief la structure mœbienne des cartels, entre le dedans et le dehors de l’école, et le passage de l’un à l’autre.

Nous n’avons pas prévu de prochaine rencontre des samedis, il en sera décidé après le renouvellement du portant, le samedi 4 mars 2006, de 14h30 à 18h.
Cette après-midi, nous procéderons à un tirage au sort parmi les membres des cartels inscrits à la lettre lacanienne, une école de la psychanalyse, pour retenir deux noms. À chaque nom tiré il sera proposé de faire partie du portant. Si l’un ou l’autre ne sont pas présents, nous tirerons deux noms supplémentaires pour palier aux refus éventuels.

Cette demi-journée sera aussi l’occasion de deux interventions : sur le travail du portant et sur transcription et traduction d’un séminaire de Jacques Lacan.

Les journées ou demi-journées des cartels ont pour but de recueillir un travail en cours. Ce travail se pense dans un nouage individuel-collectif. Son passage au public peut revêtir des modalités diverses. Il peut être élaboration préparatrice au travail en cartel, ou individuel, nourri du travail en cartel, porter ou non sur l’intitulé précis du cartel, ou être collectif, les membres d’un cartel discutant l’intervention de l’un ou l’autre.

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Journal des cartels n°11


La réunion du samedi des cartels du 22 octobre 2005 a repris la question de la constitution d’un cartel. Y-a-t-il à l’école des cartels susceptibles d’accueillir de nouveaux membres ? Le désir de travailler en cartel est-il premier ou l’élan vient-il d’une question déjà au travail ?

Le cartel constitue une modalité de travail qui permet que des liens se tressent entre des membres d’associations différentes. Ils ont l’intérêt de réaliser un nouage faisant contrepoint à la dispersion du champ lacanien.

Le passage au public du travail d’un cartel se fait à plusieurs niveaux. Un écrit dans le journal des cartels constitue un temps et un lieu différents de la publication dans les cahiers ; le courrier de l’école accueille aussi des textes.

Notre association comporte un nombre restreint de membres et porte à s’ouvrir au travail avec d’autres. Aussi le journal et les annonces des cartels devraient être diffusés plus largement, ne se limitant plus à l’adresse des inscrits à la lettre lacanienne. L’expérience des samedis des cartels bénéficie de cette ouverture et nous incite à poursuivre dans ce sens.

Le travail du portant des cartels fera l’objet d’une réflexion prochainement. Se pose la question de son renouvellement après bientôt deux ans de fonctionnement.

 

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