Séminaire invité : Nicole François, lecture du Séminaire XI, Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse, à l'hôpital de la Pitié Salpétrière, 83 bd de l'hôpital, Paris 13ème, pavillon de l'enfant et de l'adolescent, service d'anesthésie, 3ème étage.
Métro : Chevalleret, St-Marcel, Austerlitz.
La lecture du séminaire continue.
Nous aborderons cette année le transfert, à savoir le troisième concept fondamental de la psychanalyse.
Le phénomène du transfert est universel et la psychanalyse, à le découvrir, à en faire maniement, lui donne un modèle expérimental.
Nous découvrirons tous les transferts possibles et les comparerons avec le transfert analytique.
Contact : Nicole François : 01 45 88 34 62.
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Bernard Roland sera l'invité du séminaire de Jean-Michel Louka,
TOUT SUR L’HYSTERIE
dans le cadre de l'Ecole lacanienne de la Salpêtrière
le Mercredi 04 avril 2007, à 20H45 :
intervention de B. Roland : " L’amour courtois dans le séminaire de Lacan "
Tout au long de son séminaire Lacan se réfère à l’amour courtois, particulièrement dans les séminaires suivants :
La Relation d’objet (1956-57), l’Ethique de la psychanalyse (1959-1960), le Transfert (1960-61), l’Identification (1961-62), l’Angoisse (1962-63), les Problèmes cruciaux pour la psychanalyse (1964-65), l’Objet de la psychanalyse (1965-66), d’un Autre à l’autre (1968-69), l’Envers de la psychanalyse (1969-70), Encore (1972-73), les Non dupes errent (1973-74), l’Insu que sait de l’une-bévue s’aile a mourre (1976-77).
Mais c’est surtout dans le séminaire l’Ethique de la psychanalyse qu’il a développé ce thème de l’amour courtois dans les séances du 20, 27 janvier, 3, 10 février et 4, 18 mai.
Tout au long de son avancée dans le séminaire c’est à ces séances qu’il se réfèrera et particulièrement celle du 10 février où il donne ses références de la littérature courtoise et celle du 9 mars où il lira un poème d’Arnaud Daniel.
Nous nous arrêterons donc sur ces séances consacrées à l’amour courtois comme « pivot d’une érotique », qui « surgit très probablement au milieu ou au début même du XI° siècle, pour se prolonger pendant tout le XII°, voire même, en Allemagne, jusqu’au début du XIII°. Il s’agit de l’amour courtois, et de ses poètes, chanteurs, se qualifiant de troubadours dans le Midi, de trouvères dans la France du Nord, de Minnesänger dans l’aire germanique, l’Angleterre et certains domaines espagnols n’en étant atteint que secondairement. » (séance du 10 février 1960, p.174, Seuil)
Nous suivrons ensuite comment Lacan revient sur ce thème de l’amour courtois au cours du séminaire.
Bernard ROLAND, bernard.roland2@tele2.fr
Salle de cours du service de Rhumatologie du Pr.Pierre Bourgeois,
Hôpital de la Pitié-Salpêtrière
(pavillon Benjamin Delessert – 20, avenue de la Nouvelle Pitié, 1er étage)
83, bd. de l’Hôpital, Paris XIIIè.
Entrée libre.
- le Mercredi 02 mai 2007, à 20H.45 : deuxième intervention de Bernard Roland dans le cadre du séminaire de Jean-Michel Louka :
" L’amour courtois dans le séminaire de Lacan (suite) "
Après avoir donné quelques précisions sur l’amour courtois et notamment à partir de la bibliographie indiquée par Lacan dans la séance du 10 février 1960 du séminaire l’Ethique de la psychanalyse, nous avons fait une lecture des séances nombreuses où Lacan aborde ce thème de l’amour courtois dans ce séminaire (13-01-60, 20-01-60, 27-01-60, 3-02-60, 10-02-60, 9-03-60, 4-04-60, 18-05-60 …).
Il souligne la perplexité des auteurs devant cette pratique de la fin’ amor qu’il situe dans le fil antique de l’Art d’aimer d’Ovide dont Chrétien de Troyes fit une traduction.
Il se réfère à l’amour courtois pour aborder les rapports de l’art à la sublimation dont il donne cette définition générale « qu’elle élève un objet à la dignité de la chose ».
Il s’agit avec l’amour courtois de la sublimation de l’objet féminin, promotion non exempte d’absurdité comme le note Lacan mais qui consiste en la mise en œuvre d’une éthique, d’un style de vie. Cet objet féminin s’y place sous le signe de la privation et de l’inaccessibilité, place du manque dans das Ding, la « vacuole » au centre du système des signifiants.
C’est « l’organisation artificielle du signifiant » que pointe Lacan, sa fonction de création « ex-nihilo ». L’amour courtois « met la femme à la place de l’être, ...pas en tant que femme mais en tant qu’objet du désir…l’être auquel le désir s’adresse n’est rien d’autre qu’un être de signifiant » (4 mai 1960).
A prendre l’amour courtois comme pivot d’une érotique et à souligner la fonction éthique de l’érotisme Lacan est amené à aborder l’œuvre de Sade. Le caractère inhumain de l’amour courtois et la cruauté de la Dame rejoignent l’Etre-suprême- en- méchanceté de Sade.
« La création de la poésie (…courtoise) consiste à poser, selon le mode de la sublimation propre à l’art, un objet que j’appellerai affolant, un partenaire inhumain » (10 février 1960).
Lacan reprendra ce thème de l’amour courtois tout au long de son enseignement (voir argument précédent) quand il évoquera les questions de l’amour et du désir, et malgré les avancées de son enseignement, de la topologie des surfaces à la topologie des nœuds, la question de l’objet a et du réel, c’est toujours sur ce point aux séances de l’Ethique qu’il se réfèrera, nous essaierons de le suivre.
Bernard ROLAND, bernard.roland2@tele2.fr
Salle de cours du service de Rhumatologie du Pr.Pierre Bourgeois,
Hôpital de la Pitié-Salpêtrière
(pavillon Benjamin Delessert – 20, avenue de la Nouvelle Pitié, 1er étage)
83, bd. de l’Hôpital, Paris XIIIè.
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